Mon mois émoi juin 2020 : Mardi 30 juin.

ob_05a4bb_diary-3119831-480

PAR ICI

– En tout début de ce mois de juin, plus précisément le 2, quel bonheur ce fut d’avoir ma première coupe de cheveux et ce, depuis le 17 mars dernier. Curieusement parlant, je n’en ai presque pas fait enlever. J’aimais trop me retrouver les cheveux de la même longueur d’il y a un certain nombre d’années. J’ai adoré me revoir ainsi. Je n’ai pas pris de photo car la différence n’était pas assez visible.

– Le 3, émerveillement au jardin : découvrir les pivoines en boutons. De jours en jours, ce fut l’apparition des fleurs. De magnifiques fleurs rouges, blanches et roses.

– Le 4 juin, à notre maison, bien entendu, nous avons eu l’autorisation en soirée de jouer une partie de cartes. Lavage des mains en entrant dans la salle, port du masque, lavage des mains en sortant. Jeux de cartes neufs en plastique. Le nôtre, je l’ai rangé ensuite dans mon bureau pour être sûre de reprendre le même la fois suivante. Pas plus de 4 personnes par table et toujours avec ces mêmes personnes pour X temps. Dieu le sait et le diable s’en doute 😀 …

– Le 22 juin, toujours pour nous de la maison, ayant 0 cas suspecté et 0 cas confirmé de la Covid-19, depuis le début de l’isolement, sommes autorisées dès le lendemain 23 juin à recevoir à l’extérieur de la maison,  un proche, respectant bien entendu les mesures de distanciation physique de 2 mètres en tout temps.

– Également, à compter de ce 23 juin, toujours nous, de notre maison, avons la possibilité de nous déplacer dans les commerces ou tout lieu public. Aussi nous avons la possibilité de sortir de la résidence pour une période de plus de 24 heures à nos maisons de repos (celles dont je vous parle à chaque été sur ce blog). Les mesures de prévention et de contrôle doivent être respectées et aucun arrêt en cours de déplacement n’est autorisé.

– Le 24 juin, nous assistons à la messe à notre Oratoire pour la première fois depuis le début du confinement. Il en fut de même le reste de la semaine et, dimanche le 28, nous étions sur place pour la messe télévisée de Radio-Canada. Ce n’est pas ouvert au public, bien entendu car la quantité de personnes autorisées est de 50 et toujours bien entendu avec la distanciation obligatoire de deux mètres. Nous sommes installées à tous les deux bancs pour l’allée centrale l’une à un bout et l’autre à l’autre bout et au fond de chacun des bancs pour ceux des côtés.

– Tristesse : Notre bel arbre n’est plus ; besoin d’espace pour une plus grande plateforme pour les poubelles.

100_9468

– Le samedi 27 juin, j’ai fait ma première sortie en compagnie d’une compagne dans des lieux publics : pharmacie et centre d’achat. Bien entendu avec le port d’un masque et le respect des consignes en cours.

20200629_222538 (4)

– Au cours de ce mois, nous avons eu deux canicules avant l’arrivée officielle de l’été, ce 20 juin. Nous pouvons dire que c’est «du jamais vu» au Québec, en ce temps de l’année avec une température de 30° et plus, trois jours consécutifs et ce, sans le facteur humidex.

– À travers tout cela et avec mon travail, je n’oublie pas mes visites au jardin. En voici la preuve :

Ainsi se termine ce mois de juin !

Merci beaucoup Martine de reprendre ce défi mensuel pour lequel nous avions et aurons encore beaucoup de plaisir à le rédiger.

Bon mois de juillet

à

toutes et tous,

Colette

Thème de juin chez ABC : Mon chemin d’écriture de cette année

Thème de mars chez ABC_89tgvdClTQPJytwM88fGBfkieO4@250x196

ICI

Au départ, ce fut une bien belle aventure : Partie en voyage, sans tambour ni trompette, sans entendre le loup, un soir de pleine lune et n’ayant pour seul bagage que son trousseau de clés, Ciboulette se retrouva dans une sombre grotte préhistorique à une température de 9°. Il faisait si sombre ! Son pied heurta soudain une chaude fourrure. Les pieds glacés, attirée par cette douce chaleur, elle s’y étendit de tout son long et, s’endormit profondément sans s’apercevoir que c’était le loup. Au petit matin, un joueur de violon se fit entendre. Réveillée, elle aperçut son compagnon de fortune. Ses yeux étaient si doux qu’elle se sentit en toute confiance. Ils sortirent tout deux et prirent un petit sentier menant à la route. Ils saluèrent le joueur d’accordéon au passage. Quelques pas plus loin, une vendeuse de chaussure mit aux pieds de Ciboulette une belle paire de bottes doublée en mouton. Puis, silencieusement, le loup la reconduisit jusque dans son grand lit blanc et mystérieusement disparut. Ce fut la fin de cette belle aventure.

.

Lorsqu’ensuite, nous eûmes une grande surprise, quand au petit matin, nos trois arbres avaient sauté … mais, où alors nicheront nos petits oiseaux !

Forte est la nature

Que s’envole la tristesse

Rien n’arrive pour rien

~

Les petits oiseaux

De peur ne se cachent

Iront sur les fleurs

.

C’est alors que, nous firent un petit plongeon dans la mythologie :

Conte légendaire

Le récit du merveilleux

Imagination

~

Héros fascinants

Mythes légendes contes

Courage exemplaire

.

Puis là, ce fut un moment de solitude :

« La solitude est absolument essentielle

à l’équilibre d’une personne. »

Nikiki Gemmell

La solitude,

pour : laisser jaillir

ce qu’il y a de meilleur en soi.

.

La solitude,

pour découvrir tout ce monde en soi ;

source jaillissante d’équilibre et de paix.

.

 Et, nous voilà derrière la grille :

Derrière le grillage

Sur la branche d’un arbre

Un petit oiseau

~

Le guetteur

Mine de rien aux aguets

Des chuchotements de mots

~

Pattes de velours

Des croquettes Wildcat pour toi

Adieu fixation

La chaleur de la maison

La douceur de mes caresses

.

Tout doucement, je me retrouve au pied de mon arbre :

Ses fruits sont de paix

Sa présence me plaît

De leur chant angélique

Les oiseaux il abrite

.

Puis, voilà qu’arrive le printemps :

Avec l’arrivée du printemps,

nous revient aussi le soleil.

Tout, soudain, et d’un même élan,

de cette renaissance se réveille !

.

Et là, nous sommes convié(e)s à observer une photo en lien avec la pandémie : ces jours sombres de l’humanité jusqu’à ce que tombe les entraves. Invitation au respect de ce temps de calme et de repos de notre nature qui se refait et reprend petit à petit ses droits.

.

À la fin de cette année du Nid des Mots, nous nous glissons dans la tête d’un enfant (11 – 12 ans) :

La tortue :

« La tortue qui se promène de vers en vers

S’arrête quelque fois pour goûter à une lettre ou à un mot.

Je l’ai même déjà vue sauter dans un étang appelé dictionnaire.

Elle mettait la pagaille partout où elle passait.

Cette tortue, c’est la mienne.

Et je me dis que si elle mange tous ces mots

Un jour elle parlera. »

Frédérik B. Gendron (11 – 12 ans)

 Poème tiré : « Les plus beaux poèmes des enfants du Québec »

.

N.B. : N’ayant pu participer ce samedi de mai, voici ma participation en ce jour :

La grenouille

.

La grenouille si heureuse au ruisseau

attrapée pour fumer la cigarette :

Éclater, je l’ai vue.

Puis, une fois l’une, une fois l’autre,

de vous dire,

j’en avais le cœur gros.

Dans mon calepin, chacune d’elle,

dessinée de ma main est entrée.

Aujourd’hui, ces dessins oubliés,

de me dire,

rempliront à nouveau le ruisseau

dans un monde nouveau.

.

Merci Annick pour cette belle et bonne année bien remplie ! Merci aussi aux autres personnes qui y ont pris part ! De bonnes vacances et, en septembre pour de nouvelles aventures à ce Nid des Mots !

~

En toute amitié,

Colette

Nos fleurs de mai

Bon dimanche de Pentecôte !

20200515_230934

Colette

Détesté / Aimé

deteste-aime_maski-grustno-veselo-1

PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 25 avril), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

~

😀 Je suis enfin libérée de ce rhume tout à fait mauvais et spécial qui s’est échelonné sur une période d’un mois ! Ouf !!! *Deo gratias !!!

*Expression latine signifiant « rendons grâce à Dieu » en liturgie.

😀 Ici, à la maison, ça va toujours bien pour nous et dans ma toute petite famille aussi.

C’est bien évident que nous, nous sommes confinées à la maison comme tous les gens de notre catégorie d’âge le sont et ce, depuis 6 semaines. Pour ma part, je marche sur notre terrain qui est relativement grand j’en conviens et sur la terrasse à l’étage de ma chambre, l’aile la plus haute du bâtiment.

Je vais dire comme on le disait dans le temps : *Je touche du bois.

*Signification de l’expression : Pour se porter chance.

*Origine de l’expression : Expression qui s’accompagne du geste superstitieux de toucher le bois pour conjurer le mauvais sort. L’origine du geste viendrait des Égyptiens pour qui le bois diffusait un magnétisme, soit des chrétiens qui reproduisaient ce geste pour se protéger de l’adversité (le Christ ayant été crucifié sur une croix en bois.

😥 L’évolution de ce fameux coronavirus COVID-19 :

Au moment où j’écris ce billet en début d’après-midi de ce 24 avril, nous avons 22616 cas confirmés au Québec. 1460 personnes d’hospitalisées, 227 personnes aux soins intensifs et 1340 décès.

Quelle augmentation, depuis le mois dernier !!!

😀 Mes cheveux poussent en titi 😀 la queue de cheval fera-telle son apparition ? C’est ce que l’avenir nous (vous) réservera 😀 à la guerre comme à la guerre ! 😀

😀 Mon bureau étant à l’intérieur de nos murs, je poursuis mon travail régulier, avec quelques ajouts, cependant ! Quand tout va, la vie est belle, que j’me dis ! 😀

😀 Notre messe télévisée de Radio-Canada se poursuit toujours, cependant malgré notre absence en ce lieu. Elle nous est diffusée simultanément dans une grande pièce désignée où nous avons l’espace de distanciation requise.

😀 Pour terminer, voici un petit aperçu de l’évolution de la nature ici :

~

Bonne fin de semaine,

Colette

Pour ce jeudi 16 avril : Choix libre

ICI

Défi N°235

À la barre :

DOMINIQUE – MES ANTIDOTES

Elle nous dit :

Aucune contrainte particulière, ce sera un libre choix.

L’Écureuil

.

Paul Fort (1872-1960).

.

Ballades françaises, Éd. Flammarion

.

Écureuil du printemps, écureuil de l’été, qui domines la terre avec vivacité, que penses-tu là-haut de notre humanité ?
— Les hommes sont des fous qui manquent de gaieté.
.
Écureuil, queue touffue, doré trésor des bois, ornement de la vie et fleur de la nature, juché sur ton pin vert, dis-nous ce que tu vois ?
— La terre qui poudroie sous des pas qui murmurent.
.
Écureuil voltigeant, frère du pic bavard, cousin du rossignol, ami de la corneille, dis-nous ce que tu vois par-delà nos brouillards?
— Des lances, des fusils menacer le soleil.
.
Écureuil, cul à l’air, cursif et curieux, ébouriffant ton col et gloussant un fin rire, dis-nous ce que tu vois sous la rougeur des cieux ?
— Des soldats, des drapeaux qui traversent l’empire.
.
Écureuil aux yeux vifs, pétillants, noirs et beaux, humant la sève d’or, la pomme entre tes pattes, que vois-tu sur la plaine autour de nos hameaux ?
— Monter le lac de sang des hommes qui se battent.
.
Écureuil de l’automne, écureuil de l’hiver, qui lances vers l’azur, avec tant de gaieté ces pommes… que vois-tu ?
— Demain tout comme Hier.
Les hommes sont des fous et pour l’éternité.

Bon jeudi,

Colette

Pour ce lundi 13 avril : «Improbable dialogue»

Gourmandise_cs9q9DlRNdeHr1NTv9vpewty4hA@300x251

ICI

Défi N°235

À la barre :

DOMINIQUE – MES ANTIDOTES

Elle nous propose de faire dialoguer deux personnages connus réels ou fictifs mais, n’ayant pas vécu la même époque.

improbable-dialogue

Sur un œuvre de Jaume Plensa

« Improbable dialogue »

.

– Bonjour grand-père Gustave. Enfin, je vous rencontre ! Mes parents m’ont bien parlé de vous, cependant …

– C’est toi, cher Gabriel ! Moi de même, je suis bien fier de te croiser en ce jour. Paraît-il que vous vivez un temps de pandémie !

– Oui, grand-père et, c’est terrible ; nous sommes tous en confinement.

– Approche un peu, je vais te révéler un secret car t’es bien jeune encore enfin, si je me compare à toi. J’avais à peu près la moitié de ton âge lorsque nous avons vécu la pire épidémie de l’histoire ; la plus meurtrière au 20e siècle.

– Pire que le coronavirus, grand-père ?

– Je ne saurais te dire mon garçon car il y a longtemps déjà que j’ai quitté cette terre mais la grippe «espagnole», elle a emporté en quelques mois entre 50 millions et 100 millions de personnes. Elle a pris tout le monde de court. On ne savait pas du tout quel microbe blâmer et on n’était pas équipé du tout pour y faire face non plus.

– Je vois, c’était différent de ce que nous vivons présentement !

– Tu peux le dire, oui, mon cher ! Nous, on n’a pas eu le temps de compter les malades ; on avait à peine le temps de les enterrer, nos morts. C’est pour cela que dans les années 1920 et suivantes, on a mis en place des mesures comme la pasteurisation du lait et on a fait des efforts pour contrer la mortalité infantile etc. … l’épidémie en question a catalysé notre volonté d’agir.

– Vous vous en êtes sortis, alors, grand-père !

– Oui, mais pas tous, malheureusement ! Les gens tombaient comme des mouches alors que le monde sortait à peine de quatre années de guerre. Le tiers de la population mondiale a été infectée, le taux de mortalité atteignit 50% dans certains pays. Exemple : Des îles du Pacifique aux villages inuits du Nord Canadien, aucune région de la planète ne sera épargnée. Nous savons qu’au début de l’hiver 1918, les premiers cas ont été rapportés dans les fermes isolées du Kansas.

– Grand-père est-ce que c’était comme maintenant ? Je veux dire les personnes âgées étaient les plus à risque !

– Bien non, Gabriel, surprenant mais la moitié des morts étaient des adultes de 20 à 40 ans et que la grippe classique décimait les bébés et il faut le dire aussi les personnes âgées.

– Est-ce que cela a duré longtemps, grand père Gustave ?

– Cela s’est fait en trois vagues. À l’hiver 1919, le virus s’évanouit dans la nature sauf ici, au Québec avec un nouvel assaut  très meurtrier au printemps 1920. Le bilan fut épouvantable, si lourd, qu’au Canada, on a dénombré 50 000 victimes, dont 14 000 au Québec.

– Alors, grand-père, ce n’est pas terminé, si je comprends bien, cette pandémie pour nous !

– Je ne le crois pas mon jeune ! Arme-toi de patience, respecte bien les consignes si bien définies pour vous et, sois confiant. Je veille sur toi et sur vous tous !

– Merci grand-père ! Je serai courageux comme vous !

– Au revoir !

Bonne semaine,

Colette

Pour ce jeudi 2 avril : Un poème où se trouve le mot noir

ICI

Défi N°234

À la barre :

DURGALOLA

Entre tous mes tourments entre la mort et moi

Entre mon désespoir et la raison de vivre

Il y a l’injustice et ce malheur des hommes

Que je ne peux admettre il y a ma colère

.

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne

Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce

Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir

Pour tous les innocents qui haïssent le mal

.

La lumière toujours est tout près de s’éteindre

La vie toujours s’apprête à devenir fumier

Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini

Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

.

Et la chaleur aura raison des égoïstes

Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas

J’entends le feu parler en riant de tiédeur

J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

.

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible

Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé

Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure

Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre

.

Tu rêvais d’être libre et je te continue.

.

Dit de la force de l’amour

Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

Bon jeudi,

Colette

Pour ce lundi 30 mars : Ville que je souhaiterais connaître

Gourmandise_cs9q9DlRNdeHr1NTv9vpewty4hA@300x251

ICI

Défi N°234

À la barre :

DURGALOLA

Elle nous dit :

Avec le coronavirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.

J’en connais qui devaient découvrir Milan, d’autres New York et d’autres peut-être Vesoul, alors je vous propose d’écrire une courte histoire (30 lignes au maximum) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous souhaiteriez connaître.

Seule contrainte, vous mentionnez le nom d’un poète ou une poétesse dans votre texte.

~

Lorsque j’ai fait mon voyage en France, la première question que j’ai voulu savoir a été la distance et la direction où se trouvait la ville de Rome, en rapport du lieu où je me situais. Alors, c’est là que je vous conduis et, particulièrement sur le parvis de la basilique Saint-Pierre en temps de tempête qu’est cette pandémie du coronavirus.

C’est Théophile Gautier qui nous dit dans sa poésie : Pendant la tempête que,

« La barque est petite et la mer immense »

« Le ciel nous renvoie au flot en démence »

« De nous à la tombe, il n’est qu’une planche »

 « Peut-être ce soir, dans un lit amer »

 « Sous un froid linceul fait d’écume blanche, »

 « Irons-nous dormir, veillés par l’éclair » !

Oui, nous sommes bien petit(e)s, dans notre coin de pays, en effet, face à cette pandémie qui se répand sur toute la planète.

Nous en sommes à la croisée des chemins nous dit le pape François. C’est le temps comme jamais de réorienter notre route vers l’auteur de la vie et vers les autres.

Donc, c’est un important « temps de choix » Prier et servir discrètement ; à aller vers Lui et à s’y fier. C’est aussi le temps d’écouter le cri de notre planète. Nous avons attendu d’être sur une mer en furie avant d’agir. L’invitation nous est lancé de « saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix ».

Sous ce toit des ténèbres, « nous nous retrouvons apeurés et perdus ». Oui, cette tempête furieuse et inattendue nous a tous pris au dépourvu.

« Fragiles et désorienté», chacune et chacun dans notre petite barque, ramons ENSEMBLE dans le même sens.

Face à la tempête, nous sommes toutes et tous vulnérables. Retrouvons la Vie qui nous attend. N’éteignons pas la flamme qui faiblit ; laissons-la rallumer l’espérance qui fait vivre.

Point n’est besoin de vous dire que j’aurais bien aimé être là, présente sous l’auvent de la Place Saint-Pierre déserte mais, plus précisément au bout de la Via della Conciliazione, Place, Pie Xll, où quelques personnes étaient venues à ce « moment de prière extraordinaire en temps de pandémie » et de profiter sur place de la bénédiction Urbi et Orbi.

Voici ma courte histoire de la ville de Rome, que je souhaiterais connaître.

Bonne semaine,

Colette

Détesté / Aimé

deteste-aime_maski-grustno-veselo-1

PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 28 mars), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

~

😥 Détesté l’arrivée de ce fameux coronavirus COVID-19 !

Le 1er mars, on nous informait de 4 nouveaux cas confirmés, ce dimanche, en Ontario, la plupart dans la région de Toronto. Bon, le Canada est grand, c’était loin de nous encore …

Le 3 mars, nous apprenions que de plus en plus de Montréalais portaient des masques dans les autobus et dans le métro. Pas mal plus proche, alors l’inquiétude monte d’un cran et pour cause.

Le 27 mars, la COVID-19 a tué 18 québécois jusqu’à maintenant. 141 personnes sont hospitalisées dans les établissements de soins au Québec. 50 se trouvent aux soins intensifs. 35 hospitalisations de plus que la veille et demain, ce sera encore davantage pour jusqu’à quand !!! … Il y a près de 1000 personnes infectées à la COVID-19 à Montréal et, au total 2021 au Québec.

Le Canada compte 4043 cas de COVID-19 et 39 décès liés à la maladie. François Legault admet que la semaine de relâche scolaire est arrivée «au plus mauvais moment», ce qui explique en partie le nombre élevé de cas de COVID-19 dans la province.

Il a par ailleurs annoncé que 12 000 nouveaux bénévoles ont été mis en contact avec des organismes communautaires au Québec depuis jeudi. Le Québec reste la province la plus affectée avec 2021 personnes atteintes et 18 décès, selon le plus récent bilan annoncé vendredi par le premier ministre François Legault. En 24 heures, on est passé de 35 décès à l’échelle du pays à 53 vendredi.

😀 Le 8 mars, j’ai fait les prières universelles à la messe télévisée de Radio-Canada.

😀 Le 17 mars, je vous le dis, la chance est pour la canaille : j’ai eu le temps d’avoir ma coupe de cheveux à la veille de notre confinement !!! Youpi mais, comme je l’écrivais en commentaire à Marie des Vignes, si cela se prolonge longtemps, tout comme elle, je reviendrai à la queue de cheval. D’ailleurs, nous l’avons portée en même temps, dans le temps.

😀 Le 21 mars, en cette journée mondiale de la trisomie 21, j’ai porté avec fierté mes chaussettes dépareillées.

100_9192

😀 Ce vendredi à 13 heures par le truchement des ondes, le Pape était dans nos murs.

9b3bda60-705a-11ea-9f34-d9ef8032bba1_ORIGINAL

Photo TVA Nouvelles : Agence France-Presse|Publié le 27 mars 2020 à 14 : 53

C’est une première historique: seul sur le parvis désert de la basilique Saint-Pierre, le pape François a présidé vendredi une prière face à « la tempête » de la pandémie, exhortant le monde « apeuré et perdu » à revoir ses priorités et à renouer avec la foi.

😀 Pour terminer, voici cette beauté intérieure sur mon étage de bureau :

~

Bonne fin de semaine,

Colette

Pour ce jeudi 26 mars : Le courage

Gourmandise_cs9q9DlRNdeHr1NTv9vpewty4hA@300x251

ICI

Défi N°234

À la barre :

DURGALOLA

LE COURAGE EST DE VAINCRE SA PEUR

PAR JEAN-MICHEL BOLLET

.

La porte est fermée à l’indigne lâcheté
Chagrinée de devoir tuer l’ennemie veule
Au trophée avoué d’avoir même acheté
Une gorge nouée désolée d’être seule.

.

La témérité veut ne pas laisser sa peur
Envahir son cœur et s’installer dans son âme
Mais veut lutter avec la hargne du sapeur
Jusqu’à la déloger pour éviter le drame

.

Une fois exfiltrée, elle aura bien du mal
A oser pénétrer dans une forteresse
Aux entrées contrôlées par un soin maximal
Afin que chaque ami-mal s’en désintéresse.

.

Le courage affronte la peur en la fixant
Droit dans ses yeux craintifs qui baissent leurs paupières
Et s’en vont malheureux mais jamais en risquant
D’être énucléés par une lance ou des pierres.

.

La peur, ancêtre des malheurs, d’anciennes mœurs,
Aime être combattue comme un être sadique
Éprouvant du plaisir et hurlant « ah je meurs
D’être torturée par une arme fatidique. »

.

Le courage n’est qu’un petit pas à franchir,
Un éclair fulgurant réduisant en poussière
Le visage apeuré commençant à blanchir
Qui s’inscrit ainsi dans une image grossière.

.

Le vrai courage est de vaincre sa peur dit Char
Et par la volonté de toiser la narine
Du nez d’acier glacé dardant d’un maudit char
Qui sidérée devant un révolté marine.

.

L’auras-tu dit, brave poète René Char
Avec la fougue qui sied à une âme vive :
Il n’est pas de salut au vassal pleurnichard
Qui a peur de sa peur et qui veut qu’elle vive.

.

Bon jeudi,

Colette

 

Previous Older Entries

colette_chouinard@hotmail.com

Rejoignez 718 autres abonnés