Mardi poésie chez Lady Marianne : Contestations

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LADY MARIANNE

CONTESTATIONS, thème proposé par Zaza Rambette

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Jean de LA FONTAINE
1621 – 1695

Le Loup plaidant contre le Renard par-devant le Singe

Un Loup disait que l’on l’avait volé :
Un Renard, son voisin, d’assez mauvaise vie,
Pour ce prétendu vol par lui fut appelé.
Devant le Singe il fut plaidé,
Non point par Avocats, mais par chaque Partie.
Thémis n’avait point travaillé,
De mémoire de Singe, à fait plus embrouillé.
Le Magistrat suait en son lit de Justice.
Après qu’on eut bien contesté,
Répliqué, crié, tempêté,
Le Juge, instruit de leur malice,
Leur dit : « Je vous connais de longtemps, mes amis,
Et tous deux vous paierez l’amende ;
Car toi, Loup, tu te plains, quoiqu’on ne t’ait rien pris ;
Et toi, Renard, as pris ce que l’on te demande.  »
Le juge prétendait qu’à tort et à travers
On ne saurait manquer, condamnant un pervers.

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Bon mardi,

Colette

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Mardi poésie chez Lady Marianne : L’hiver

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LADY MARIANNE

L’HIVER, thème proposé par Lady Marianne elle-même.

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Toile d’Hiver

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Elodie Santos

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La neige est si belle sur les arbres
lorsque s’empilent petit à petit
tous les flocons qui tombent du ciel

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Tout est blanc et couleur d’écorce
et quelques oiseaux qui brillent comme des étoiles
au milieu de ce ciel de jour où le bleu est parti

.

Un rouge-gorge
Une mésange
Orange
virevoltent autour de la mangeoire

.

Et le grand pré est si blanc
Blanc
Comme une toile moelleuse
Comme une toile d’Hiver
Où les couleurs de vie
ne partiront jamais

.

Elodie Santos

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Bon mardi,

Colette

Pour ce jeudi 29 novembre : Beauté de la nature

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ICI

Défi N°213

À la barre :

COLETTE (Moi)

Photo : Colettedc

L’hiver de Jean Orizet

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Jean Orizet est né en 1937. Il est l’auteur de nombreux recueils et d’anthologies de poésie, et l’un des fondateurs de la revue Poésie 1, devenue Poésie1/Vagabondages (éditions le cherche midi), première revue distribuée en kiosques.

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Parmi les derniers livres parus de Jean Orizet : Une anthologie de la poésie amoureuse en France (Bartillat, janvier 2008) ; Anthologie de la Poésie Française (Larousse, 2007) ; L’attrapeur de rêves, roman poétique (Melis, 2006) ; et pour les enfants de 7 à 12 ans : Les plus beaux poèmes pour les enfants (le cherche midi, 1997, paru aussi en Livre de Poche, 2004)

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L’or sous le givre

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Grise et blanche
une froide alchimie nocturne
brise l’instant

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Au matin
c’est le couperet du soleil
qui tranche

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Une pie cherche de l’or
sous le givre
de la branche

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Jean Orizet (« Miroir oblique » – Librairie de Saint-Germain des Prés, 1969)

Bon jeudi,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Espérance – avenir

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LADY MARIANNE

ESPÉRANCEAVENIR, thème proposé par : Monica Breiz

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Titre : Le souvenir et l’espérance.

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Poète : Henri Durand (1818-1842)

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Recueil : Poésies complètes (1858).

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Sous le rapide vol du temps,
Déjà le cercle de l’année
Va se fermer dans peu d’instants !
Bientôt sa sœur nouvelle est née !
Devant nous s’ouvre l’avenir ;
Derrière, le passé, l’enfance ;
D’un côté c’est le souvenir,
Et de l’autre c’est l’espérance.
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Les jours mauvais, les heureux jours,
Ceux qui s’en vont et ceux qui viennent,
Passent en se suivant toujours,
Et par la main toujours se tiennent ;
On veut en vain les retenir ;
Et le temps, pendant qu’il s’avance,
Laisse d’hier un souvenir,
Pour demain donne une espérance.
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Le bonheur semble se cacher
En brillant de couleurs plus belles ;
Nous languissons à le chercher,
Car pour nous fuir il a des ailes ;
Même quand on croit le tenir,
Que pour le saisir on s’élance,
Ce n’est déjà qu’un souvenir,
Ou qu’une lointaine espérance.
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Douces images des beaux jours,
Joyeux désirs de la jeunesse,
Soupirs des premières amours,
Rêves si doux de la tendresse,
Pureté qui savait s’unir
Aux ardeurs de l’adolescence
Hélas ! ce n’est qu’un souvenir ;
Vous n’êtes plus de l’espérance.
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Il nous reste les nœuds du cœur,
La gloire, ardente rêverie,
Dans la famille le bonheur,
Et vers Dieu la part de Marie.
Oh ! prions-le de nous bénir,
Et marchons avec confiance !
Si nous avons beau souvenir,
Plus belle encore est l’espérance.

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Henri Durand.

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Bon mardi,

Colette

Au Croqueurs de Mots : Défi N°213

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À tous les matelots des Croqueurs de Mots.

Étant à la barre, pour cette quinzaine

à la demande de Domi,

je vous propose ce quatrain :

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

Photo : Colettedc

Pour le lundi 3 décembre, vous le complétez ou vous l’introduisez dans un texte comme cela vous convient.

Pour les jeudis poésie, le 29 novembre : Beauté de la nature.

Pour le jeudi 6 décembre : Dépouillement de la nature.

Publications libres si vous préférez.

Bonne quinzaine !

Colette

Détesté / Aimé

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PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 24 novembre), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

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😀 Dimanche le 4 novembre, je fais la lecture des prières universelles à la messe télévisée de Radio-Canada qui a lieu à notre Oratoire chaque semaine.

Dimanche le 25, j’y ferai la lecture de la deuxième épître.

😀 Le 4 novembre, je reçois également la visite d’une amie pour le repas du midi. Ce fut fort agréable.

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😀 Au cours de ce mois, j’ai fait la lecture du volume de Madeleine Poulin : La traversée de mes tempêtes. L’illustration de la page couverture est une toile de sa sœur Jacqueline. L’inspiration pour le titre de cette autobiographie lui est venue lors d’une homélie à la messe du dimanche à notre Oratoire Saint-Joseph de Québec. Ce qui m’a incitée davantage à le lire. Je citerai quelques mots, en toute fin de son livre :

«Finalement, j’ai aimé la vie que j’ai eue malgré les difficultés».

Elle ajoute que ce sont elles qui lui ont permis de grandir.

Le tout est écrit dans un langage tout simple.

😀 Mardi le 6 novembre, c’est mon vaccin contre la grippe. Mieux vaut prévenir que guérir. 😥

😀 Le dimanche 18 octobre, à 14 h 30, toujours à notre Oratoire, nous vibrons au son de mélodies messagères d’espoir, d’amour et d’amitié. Le Chœur de la Capitale, à l’aube de son 10e anniversaire de fondation, a le grand plaisir de nous offrir des mélodies bien connues des répertoires français et canadiens : Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Édith Butler, Daniel Lavoie, Raymond Levesque ou Stéphane Venne.

Ce moment de l’année suggère aussi plusieurs œuvres de classiques, que nous reconnaissons sans nul doute : Noël à Jérusalem d’Enrico Macias, Noël d’Ukraine, Soirs d’hiver de Claude Léveillée ou encore Happy Xmas de John Lennon.

Ce fut un excellent concert !

😀 Pour terminer, je vous ferai admirer des photos prises sur notre terrain tout au cours de ce mois :

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Bonne fin de semaine !

Colette

Pour ce jeudi 22 novembre : La saveur de l’instant présent

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Défi N°212

À la barre :

LENAÏG

LE MOMENT PRÉSENT

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Profitez du moment présent de votre vie,
Car ce moment ne reviendra pas.
L’avenir peut être meilleur ou pire,
Mais maintenant vous êtes là.
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Voyez où vous êtes dans le cours de l’existence,
Par rapport à l’avenir au passé
Puis chaque instant, pleinement,
Au jour le jour vivez.
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Regardez ce qui se passe ici
Écoutez les sons du moment.
Respirez le parfum de la vie
Et buvez-en l’enchantement.
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Faites-le maintenant,
Pas plus tard, pas demain,
Car ce précieux instant
Jamais ne revient.

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– Auteur inconnu –

Bon jeudi,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Fleurs-bouquets

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LADY MARIANNE

FLEURSBOUQUETS, thème proposé par Martine (Tortue)

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Mardi poésie chez Lady Marianne, thème_Fleurs-bouquets

Photo : Colettedc

Titre : Fleurs d’hiver

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Poète : Nérée Beauchemin (1850-1931)

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Recueil : Les floraisons matutinales (1897).

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Au poète qui m’applaudit.

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Ton applaudissement, divin poète, inspire
L’humble songeur dont l’âme impétueuse aspire
Au lyrisme infini des cieux.

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Il m’exalte déjà, ce bravo qui m’honore.
Ma strophe bat de l’aile et s’élance, sonore ;
Son vol est plus harmonieux.

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Avais-je quelque droit à ta brillante estime ?
Que t’offrir, en retour de cet accueil intime,
Rival des immortels chanteurs ?
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Des roses ? Les frimas les ont ensevelies ;
Je chercherais en vain leurs corolles pâlies
Et leurs embaumantes senteurs.

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Que dis-je ? j’oubliais que la neige étincelle,
Et que ce ciel, taché de nuages, recèle
La grêle et le givre argentin.
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Le ciel est gris, la terre est froide. Les rafales
Pour longtemps ont éteint les flammes triomphales,
Les pourpres clartés du matin.
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Plus de fleurs à cueillir dans l’herbe des prairies !
Plus de vers à glaner au jardin de féeries
Où la rime éclôt à foison.
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Pareils à ces oiseaux frileux qu’octobre chasse,
Nos rêves ont quitté ce triste azur de glace
Pour le bleu d’un autre horizon.
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Grelottant, dans l’air gris, le soleil de décembre
Se couche, et déjà vient la brune, et, dans ma chambre,
Comme dans un bois, il fait noir.
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Salut, petit soleil des hâtives veillées,
Qui brilles, vague, pâle, aux vitres étoilées,
Poétique lampe du soir !
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À petit bruit, la neige, au dehors, tombe lente,
En légers flocons fins, sous la lune tremblante,
Comme une poudre de cristal.
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Oh ! quelle floconneuse avalanche argentée !
Oh ! parmi ces blancheurs d’aube diamantée
Comme il est beau, le toit natal !
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Te redirai-je à toi le poète, l’artiste,
L’exquise impression, à la fois douce et triste,
Que nous donne le coin du feu ?
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Te dirai-je les doux pensers que nous suggère
Le logis où les fleurs de la verte étagère
Évoquent l’été frais et bleu !
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Oh ! que la chambre est bonne, et qu’il est bon d’y vivre,
Malgré le froid, malgré le vent, malgré le givre,
Dans le calme et l’apaisement !
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Le piano frémit : une voix veloutée
S’élève et sa douceur, dans mon âme hantée,
A réveillé l’amour dormant.
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Là-haut, dans la mansarde, on se meurt de misère ;
Ici, dans les salons, comme dans une serre,
Le bonheur embaume et fleurit.
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La volupté blasphème au fond du bouge infâme.
Au foyer, Dieu descend : la mère en pleurs se pâme
Aux lèvres de l’ange qui rit ;
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Le chapelet aux doigts, l’aïeule s’agenouille.
Et moi, je joins les mains, et mon regard se mouille,
Et je te bénis, ô Dieu bon !
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Par ton charme, ô foyer natal, par ta magie,
L’hiver est sans frissons, sans deuil, sans nostalgie.
Douce maison, douce maison !
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Poète, en attendant que le printemps renaisse,
Et redonne aux forêts leur robe de jeunesse
Et leur éclatant voile vert ;
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En attendant qu’Avril ensoleille et colore
Ces chaudes floraisons qu’un souffle fait éclore,
Reçois ces pâles fleurs d’hiver.

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Nérée Beauchemin.

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Bon mardi,

Colette

Pour ce jeudi 15 novembre : Les joies de la découverte

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Défi N°212

À la barre :

LENAÏG

Découverte

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Guy de Maupassant

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J’étais enfant. J’aimais les grands combats,
Les Chevaliers et leur pesante armure,
Et tous les preux qui tombèrent là-bas
Pour racheter la Sainte Sépulture.

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L’Anglais Richard faisait battre mon cœur
Et je l’aimais, quand après ses conquêtes
Il revenait, et que son bras vainqueur
Avait coupé tout un collier de têtes.

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D’une Beauté je prenais les couleurs,
Une baguette était mon cimeterre ;
Puis je partais à la guerre des fleurs
Et des bourgeons dont je jonchais la terre.

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Je possédais au vent libre des cieux
Un banc de mousse où s’élevait mon trône ;
Je méprisais les rois ambitieux,
Des rameaux verts j’avais fait ma couronne.

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J’étais heureux et ravi. Mais un jour
Je vis venir une jeune compagne.
J’offris mon cœur, mon royaume et ma cour,
Et les châteaux que j’avais en Espagne.

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Elle s’assit sous les marronniers verts ;
Or je crus voir, tant je la trouvais belle,
Dans ses yeux bleus comme un autre univers,
Et je restai tout songeur auprès d’elle.

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Pourquoi laisser mon rêve et ma gaieté
En regardant cette fillette blonde ?
Pourquoi Colomb fut-il si tourmenté
Quand, dans la brume, il entrevit un monde.

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Guy de Maupassant, Des vers

Bon jeudi,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Saint Nicolas

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LADY MARIANNE

SAINT NICOLASPÈRE FOUETTARDCHOCOLATS ET BONBONS,

thème proposé par Violette Dame Mauve

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Saint Nicolas
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Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
As-tu vraiment connu le temps
Où mon papa était enfant ?
Était-il plus poli que moi
Et moins souvent dans les nuages ?
Ou mangeait-il avec les doigts
En lisant des livres d’images ?
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Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
Te souviens-tu de ces années
Où maman berçait sa poupée ?
Était-elle comme aujourd’hui
Aussi douce et aussi jolie ?
Aimait-elle déjà les chats
Et les fleurs qu’on ne cueille pas ?
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Quel âge as-tu Saint Nicolas ?
Ton âne est plus bavard que toi
Il m’a dit : Si Saint Nicolas
Malgré les ans ne vieillit pas,
C’est parce qu’il fait du yoga !

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                           Pierre Coran.

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Pierre Coran (Eugène Delaisse) est né le 11 mai 1934 à Mons. Il est poète et romancier belge de langue française

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Bon mardi,

Colette

 

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