Pour ce jeudi 1er avril : Animaux

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N°248

À la barre :

Durgalola

Dans les bois

.

Gérard de Nerval

.

Au printemps l’oiseau naît et chante :
N’avez-vous pas ouï sa voix ?…
Elle est pure, simple et touchante,
La voix de l’oiseau – dans les bois !

.

L’été, l’oiseau cherche l’oiselle ;
Il aime – et n’aime qu’une fois !
Qu’il est doux, paisible et fidèle,
Le nid de l’oiseau – dans les bois !

.

Puis quand vient l’automne brumeuse,
il se tait… avant les temps froids.
Hélas ! qu’elle doit être heureuse
La mort de l’oiseau – dans les bois !

.

Gérard de Nerval (1808 – 1855)

N.B. : Visualisez sur YouTube s.v.p. Merci !

Bon jeudi

et

doux mois d’avril,

Colette

Mon mois émoi mars 2021 : Mercredi le 31 mars

C’EST ICI

Le 1er mars, j’ai reçu la version papier du volume de Martine Martin-Cosquer, dont j’ai fait un article sur Mon mois émoi du 31 janvier dernier :

Merci beaucoup Martine, c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗

Ce même jour, je reçois une jolie carte d’anniversaire de Ghislaine Gruson :

Merci beaucoup Ghislaine, c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗

Le 9 mars, en tout début d’après-midi, c’est ma coupe de cheveux.

Ce même jour, au cœur de l’après-midi, c’est l’enregistrement Webtélé de l’Église catholique de Québec par ECDQ.TV, de la messe de Saint-Joseph qui sera en onde le 19 mars à 19 h00.

Dans la nuit du 13 mars au 14 mars, nous avançons nos horloges d’une heure. 

Le 19 mars, c’est la fête de Saint-Joseph patron de notre congrégation. Nous avons la messe à 10 h 00 comme le dimanche. Le repas festif se prend à nos trois salles de cafétéria improvisées durant le confinement, bien entendu. Pas d’autres rassemblements en cours de journée. C’est spécial, mais souligné.

Au cours de ce mois, je termine la lecture du volume :

Martha Hall Kelly était rédactrice publicitaire avant de devenir romancière. Née en Nouvelle-Angleterre, elle vit actuellement à Atlanta, en Géorgie. Inspiré de faits réels, Les Femmes oubliées est son premier roman.

Résumé

À New York, Caroline Ferriday, une jeune femme mondaine, travaille au consulat français et œuvre auprès des orphelins. Lorsque l’armée d’Adolf Hitler envahit la Pologne en 1939, son univers est entièrement bouleversé. De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, du haut de ses seize ans, renonce à son adolescence pour rejoindre la Résistance, même si la moindre erreur peut être fatale. Quant à l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, elle voit l’occasion rêvée de faire la preuve de ses compétences en acceptant un poste dans un camp de rééducation pour femmes. Elle comprend rapidement que ce qu’on attend d’elle est terrible… Alors que Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes, les vies de ces trois inconnues se retrouvent liées à jamais. Une saga remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer le cours de l’Histoire à travers la quête de l’amour, de la liberté et la vertu des deuxièmes chances.

Mon ressenti

Le tout se déroule entre 1939 et 1959, juste quelques années avant ma naissance quant au début. Alors du temps de ma jeunesse, pour ainsi dire. Même si les dialogues sont de l’invention de l’auteure, à différents endroits, ils en sont les vrais dans le chapitre du procès des médecins ainsi qu’emprunté aux lettres et histoires écrites par Caroline ou les gens qui l’ont connue. Certains personnages ont vraiment existé ce qui a contribué à me faire aimer et apprécier ma lecture. Ce sont Caroline Ferriday et Herta Oberheuser tout comme les employés de Ravensbrück et les parents de Caroline et ceux de Herta. Un volume de 587 pages que je recommande à toutes et tous. Vous ne le regretterez pas.

~

BON MOIS D’AVRIL

à

toutes et tous !

Colette

Pour ce jeudi 25 mars : Désir

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ICI

À la barre :

Durgalola

Désir

.

Alphonse de Lamartine

.

Ah ! si j’avais des paroles,
Des images, des symboles,
Pour peindre ce que je sens !
Si ma langue, embarrassée
Pour révéler ma pensée,
Pouvait créer des accents !

.

Loi sainte et mystérieuse !
Une âme mélodieuse
Anime tout l’univers ;
Chaque être a son harmonie,
Chaque étoile son génie,
Chaque élément ses concerts.

.

Ils n’ont qu’une voix, mais pure,
Forte comme la nature,
Sublime comme son Dieu ;
Et, quoique toujours la même,
Seigneur, cette voix suprême
Se fait entendre en tout lieu.

.

Quand les vents sifflent sur l’onde,
Quand la mer gémit ou gronde,
Quand la foudre retentit,
Tout ignorants que nous sommes,
Qui de nous, enfants des hommes,
Demande ce qu’ils ont dit ?

.

L’un a dit : « Magnificence ! »
L’autre : « Immensité ! puissance ! »
L’autre : « Terreur et courroux ! »
L’un a fui devant sa face,
L’autre a dit : « Son ombre passe :
Cieux et terre, taisez-vous ! »

.

Mais l’homme, ta créature,
Lui qui comprend la nature,
Pour parler n’a que des mots,
Des mots sans vie et sans aile,
De sa pensée immortelle
Trop périssables échos !

.

Son âme est comme l’orage
Qui gronde dans le nuage
Et qui ne peut éclater,
Comme la vague captive
Qui bat et blanchit sa rive
Et ne peut la surmonter.

.

Elle s’use et se consume
Comme un aiglon dont la plume
N’aurait pas encor grandi,
Dont l’œil aspire à sa sphère,
Et qui rampe sur la terre
Comme un reptile engourdi.

.

Ah ! ce qu’aux anges j’envie
N’est pas l’éternelle vie,
Ni leur glorieux destin :
C’est la lyre, c’est l’organe
Par qui même un cœur profane
Peut chanter l’hymne sans fin !

.

Quelque chose en moi soupire,
Aussi doux que le zéphyr
Que la nuit laisse exhaler,
Aussi sublime que l’onde,
Ou que la foudre qui gronde ;
Et mon cœur ne peut parler !

.

Océan, qui sur tes rives
Épands tes vagues plaintives,
Rameaux murmurants des bois,
Foudre dont la nue est pleine,
Ruisseaux à la molle haleine,
Ah ! si j’avais votre voix !

.

Si seulement, ô mon âme,
Ce Dieu dont l’amour t’enflamme
Comme le feu, l’aquilon,
Au zèle ardent qui t’embrase
Accordait, dans une extase,
Un mot pour dire son nom !

.

Son nom, tel que la nature
Sans parole le murmure,
Tel que le savent les deux ;
Ce nom que J’aurore voile,
Et dont l’étoile à l’étoile
Est l’écho mélodieux ;

.

Les ouragans, le tonnerre,
Les mers, les feux et la terre,
Se tairaient pour l’écouter ;
Les airs, ravis de l’entendre,
S’arrêteraient pour l’apprendre,
Les deux pour le répéter.

.

Ce nom seul, redit sans cesse,
Soulèverait ma tristesse
Dans ce vallon de douleurs ;
Et je dirais sans me plaindre :
« Mon dernier jour peut s’éteindre,
J’ai dit sa gloire, et je meurs ! »

.

Un extrait du recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830)

Bon jeudi,

Colette

Mon mois émoi février 2021 : dimanche le 28 février

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PAR ICI

Le 2 février, nous sommes autorisées à descendre à nos bureaux respectifs.

C’est la désinfection des étages du 1er et du 2e, là où il y a eu la Covid.

En fin d’après-midi, grand vent et tempête de neige.

Aux informations du soir :

« Petit déconfinement », réouverture des centres commerciaux, des salons de coiffure et des musées partout au Québec. À compter du 8 février, le couvre-feu sera rehaussé, à 21 h 30 et les restaurants pourront y reprendre du service, à condition d’y recevoir des « bulles familles » adultes et de leurs enfants. Les cinémas, salles de spectacles et salles de sport, pourront accueillir des clients, sur rendez-vous. Là, où résident 90% des québécois, les mesures actuelles seront maintenues, et pas question de les assouplir avant le 22 février. En zone rouge, le couvre-feu demeure en vigueur à compter de 20 h 00. Les commerces non prioritaires, y compris ceux des soins personnels et esthétiques, de même que les centres d’achats, pourront accueillir des clients à nouveau. Les musées et les bibliothèques pourront aussi ouvrir leur porte et accueillir des visiteurs masqués. « 4 personnes de 4 résidences différentes » seront autorisées à une fois par semaine dans le respect des mesures en vigueur. Dans les CHSLD, les règles pourraient être assouplies, sous certaines conditions, dans « les salles à manger ».

Le 3 février, nous sommes autorisées, pour nos sorties extérieures sur notre terrain.

Le 4 février, nous apprenons que notre coiffeuse pourra venir à la maison en temps et lieux.

Le 9 février, c’est ma coupe de cheveux.

Le 10 février, c’est mon 59e anniversaire d’entrée en communauté.

Mes réoinses à sauriez-vous dire ...

Le 12 février, c’est le dernier déjeuner à nos chambres. Nos repas du midi et du soir seront servis à nos salles de cafétéria improvisées durant le confinement.

Le 14 février, tôt le matin, j’ai un Valentin à ma porte de bureau :

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N.B. : Incompréhensible, le petit 💗 ci-haut, était bel et bien rouge deux tons …

Le 15 février, nous pouvons faire une réunion d’un comité, vu le petit nombre de personnes concernées (4), ce que nous n’avons pas fait depuis longtemps. Masquées, bien entendu.

Les jours qui suivent, je reçois une jolie lettre de Renée (Envie 2) :

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Merci beaucoup à toi Renée ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗💗💗

Je reçois également les vœux de Marie des Vignes (MTM) ; vœux qui sont venus au Québec en temps et lieux et repartis de l’autre côté de l’océan sans se rendre jusqu’à moi (petite erreur d’adresse). Alors, les voici revenus.

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Merci beaucoup à toi Marie ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗💗💗

Le 23 février, je reçois bel et bien mon vaccin (Pfizer), (première dose), en début d’après-midi.

Ce même jour, je reçois également une jolie carte d’anniversaire de Chantal et Rémi :

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Merci beaucoup à vous deux ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗💗💗

J’en ai reçu d’autres aussi de ma famille et parenté, bien entendu.

Le 26 février, dernier jour de travail du mois, c’est mon anniversaire au bureau :

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Ce dimanche 28 février, jour de mon anniversaire, je fais les lectures et les prières d’intercession à la messe télévisée de Radio-Canada.

~

Bon dimanche,

Colette

Pour ce jeudi 18 février, bourgeon(s)

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À la barre :

 ABC (Jardin des Mots)

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N.B. : Il faut que je vous dise,

cette photo n’est pas du mois de février.

Ici, tout est blanc de neige 😀 !

Le printemps

Poète : Auguste Angellier (1848-1911)

Recueil : Le chemin des saisons (1903).

.

Les bourgeons verts, les bourgeons blancs
Percent déjà le bout des branches,
Et, près des ruisseaux, des étangs
Aux bords parsemés de pervenches,
Teintent les arbustes tremblants ;
.
Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,
Sur les buissons, les espaliers,
Vont se changer en fleurs écloses ;
Et les oiseaux, dans les halliers,
Entre eux déjà parlent de roses ;
.
Les bourgeons verts, les bourgeons gris,
Reluisant de gomme et de sève
Recouvrent l’écorce qui crève
Le long des rameaux amoindris ;
Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,
Sèment l’éveil universel,
Depuis les cours noires des bouges
.
Jusqu’au pur sommet sur lequel,
Ô neige éclatante, tu bouges ;
Bourgeons laiteux des marronniers,
Bourgeons de bronze des vieux chênes,
Bourgeons mauves des amandiers,
Bourgeons glauques des jeunes frênes,
Bourgeons cramoisis des pommiers,
.
Bourgeons d’ambre pâle du saule,
Leur frisson se propage et court,
À travers tout, vers le froid pôle,
Et grandissant avec le jour
Qui lentement sort de sa geôle,
Jette sur le bois, le pré,
Le mont, le val, les champs , les sables,
Son immense réseau tout prêt
À s’ouvrir en fleurs innombrables
Sur le monde transfiguré.

.

Auguste Angellier.

Bon jeudi,

Colette

Pour ce jeudi 11 février, enfance

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À la barre :

FANFAN

L’enfance

Gérard de Nerval

.

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon cœur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

.

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

.

Gérard de Nerval, Poésies de jeunesse

N.B. : Il y a justement 59 ans, un dix février, je quittais ces doux jours de mon enfance

où je vivais ma douce existence, afin de rejoindre ma communauté. Le ciel était gris et

la brume était à fendre au couteau. J’étais accompagnée de mon père, de ma mère et

aussi de mon frère, qui lui, n’avait que seize ans. Quant à moi, il me manquait 18 jours

pour mes vingt ans. Je ne l’ai jamais regretté, et j’y vis heureuse dans cette voie.

Mes réoinses à sauriez-vous dire ...

Photo : Colettedc

10 février 1962

Bon jeudi

à toutes et tous,

Colette

Pour ce lundi 8 février : Bon et gai souvenir

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N°245

FANFAN

Elle nous dit :

À partir d’une photo ou d’un objet,

d’une odeur ou d’un lieu,

racontez en quelques lignes,

un souvenir bon, gai ou triste

ou

une anecdote de votre enfance …

Bon et gai souvenir

.

C’était à l’Expo Québec, au mois d’août 1956. Je m’en souviens comme si c’était hier. Pourtant, il y a tout de même 64 ans de cela et bientôt 65 ans, à l’été qui vient.

Tout souvenir vécu à fond, il va sans dire, reste à jamais gravé bien solidement dans notre mémoire.

Toujours est-il que par ce beau dimanche, nous voilà en route pour une centaine de kilomètres à parcourir. Tenez-vous bien, mon oncle, ma tante, ma mère et mon père dans la cabine du camion, et nous, les dix enfants des deux familles réunis, tous dans la boîte arrière de ce même véhicule, comme cela, en plein air ; les plus vieux tenant les plus jeunes pour ne pas qu’ils tombent. Inimaginable, de nos jours, de voyager ainsi sur nos routes et pour cause bien entendu.

Ce retour en arrière, serrés l’un contre l’autre, serait vraiment une superbe photo, qui n’a malheureusement jamais été prise, hélas ! Si elle existait, je vous l’aurais partagée, et ce, de bon cœur.

En arrivant à Québec, dans la paroisse St-Esprit, de la demeure de la sœur de ma tante, nous traversons la rue en direction de l’église, dans le but d’assister à la messe dominicale, suivie du repas, avant de nous rendre sur le terrain de l’exposition.

De cette visite, je conserve toujours actuellement un petit morceau de tissu sur lequel est brodé mon prénom, d’une machine à coudre « Singer » en démonstration, en vue de nous faire voir le progrès du produit à ce jour.

Je goûte, encore pleinement aussi, le retour à la maison dans les mêmes conditions qu’à l’aller. Pas besoin de vous dire, que l’on n’a pas eu à nous bercer pour nous endormir, ce soir-là, avec tout cet air que nous avions respiré à pleins poumons.

Je signe mon texte, avec cette broderie ci-haut mentionnée, qui d’abord fut posée sur mes jeans, ensuite sur mon sac à dos et qui trône maintenant sur mon bas de Noël :

Si elle existait ; je l'aurais !

Pour ce jeudi 4 février, souvenirs

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N°245

À la barre :

FANFAN

TE SOUVIENS-TU DE CE MATIN D’HIVER

PAR ALBERT MÉRAT

.

Te souviens-tu de ce matin d’hiver,
De la dernière et chère promenade ?
Il faisait beau, le soleil était clair :
C’était un temps d’heureux ou de malade.

.

C’était aussi notre pays charmant,
Le fleuve lent et sa rive un peu plate ;
Et les coteaux qui dressent finement
Au bord du ciel leur forme délicate ;

.

Et je pensais : les pentes de velours
Verront encore la belle promeneuse.
Aux mois si doux où l’été fait les jours
Longs et pareils à l’âme lumineuse.

 

Extrait de : 

 L’Adieu (1873)

Bon jeudi,

Colette

 

Mon mois émoi janvier 2021 : dimanche le 31 janvier

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PAR ICI

Bonjour à toutes et à tous,

Grand merci de votre agréable passage sur mon blog pendant mon confinement qui se poursuit pour je ne sais combien de temps encore. Bien entendu, je ne puis vous répondre personnellement, et non plus passer sur tous vos billets pour y déposer des commentaires. Ce n’est que partie remise, et lorsque tout rentrera dans l’ordre, il en sera tout comme avant. Je fais ce billet pour vous donner de mes nouvelles, car il s’y prête tout à fait, mais je ne promets rien pour la suite. Je verrai au jour le jour ce que je peux réaliser.

Le 1er janvier, de beaux flocons de neige saluent cette nouvelle année.

Le 2 janvier, puisque rarement deux sans trois, comme les deux précédents mois, en cette première fin de semaine du mois, en après-midi jusque pendant le repas du soir, c’est la panne d’électricité. Beaucoup plus courte, cependant, que les deux autres fois.

Le 3 janvier, incroyable mais vrai : à cause de la panne d’électricité de la veille, l’installation de Radio-Canada pour la messe télévisée ne fonctionne pas, alors que je devais faire les lectures. Je les fais quand même pour le circuit fermé de la maison, qui lui, fonctionne. Pendant ce temps, Radio-Canada diffuse une messe antérieure dans laquelle je lisais également et portais les mêmes vêtements avec lesquels j’étais vêtue en ce jour. Lorsque j’arrive au repas du midi à la cafétéria, l’une me dit comment se fait-t-il que tu sois habillée ainsi. Moi, qui n’en savais rien, je lui dis : bien voyons, ce sont mes vêtements, et je peux les porter lorsque j’en ai le goût. Une autre qui avait pris, elle, la messe en circuit fermé lui dit : c’est normal, elle vient de faire les lectures à l’Oratoire, et ainsi de suite … Je, et nous constatons que je viens d’accomplir un exploit ; à savoir, de lire à deux endroits en même temps, et tenez-vous bien, avec des textes différents, habillée des mêmes vêtements. Pas pire, que cela, hein !!!

Le 6 janvier, le couvre-feu est annoncé pour samedi le 9 janvier jusqu’au 8 février inclus entre 20 h 00 et 5 h 00.

Le 7 janvier, nous sommes reconnues pour un foyer d’éclosion, car 3 personnes du personnel soignant sont positives à la Covid.

Le 9 janvier, le couvre-feu est bel et bien en vigueur. Tous les commerces doivent être fermés à compter de 19 h 30, y compris les épiceries. Seule les restaurants qui offrent un service de livraison, les pharmacies et les stations-services, pourront continuer d’opérer en fin de soirée. Cependant, plusieurs types de déplacements ou sorties jugées nécessaires ou humanitaires seront autorisées, entre autre pour le travail. Un message cellulaire sera envoyé à 18 heures sur Québec en alerte pour aviser les citoyens de l’entrée en vigueur imminente du couvre-feu.

Le 12 janvier, une de nos compagnes est positive à la Covid.

Ce même jour, je reçois une jolie carte de Gisèle Fayet (Jazzy) :

de Gisèle Fayet

Merci beaucoup à toi Gisèle ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs💗💗💗

Le 14 janvier, une autre de nos compagnes est positive à la Covid.

Nous sommes alors confinées à nos chambres.

Le 15 janvier, je reçois une jolie carte d’Arlette Vanbostraete :

d'Arlette V.

Merci beaucoup à toi Arlette ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗💗💗

Le 16 janvier, nous avons une magnifique et féérique tempête de neige (vue de mes fenêtres de chambre).

Le 18 janvier, en début de soirée, décès de notre première compagne atteinte de la Covid.

Le 19 janvier, je devais avoir ma coupe de cheveux. Cela n’a pas eu lieu, bien entendu.

Le 28 janvier, notre deuxième compagne atteinte de la Covid nous revient complètement guéri ! Super !!!

Je reçois une jolie carte de Josette D’Hoest :

de Josette D'Hoest

Merci beaucoup Josy ; c’est tout à fait gentil !

Gros becs 💗💗💗

Le 30 janvier, je viens de terminer la lecture du manuscrit du livre de Martine Martin : Souviens-toi du bus 96.

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Grand merci Martine pour cet envoi fort apprécié pendant mon confinement. Que de bons moments passés à te lire. Ton livre est tout à fait captivant, et une fois la lecture commencée, il est très difficile de l’arrêter.

(J’ai dû le faire, cependant, car en confinement, dans une grande maison, il faut suivre les directives proposées à toutes. Nous prenons bien soin de nous, afin de nous protéger de ce virus. On frappe à la porte pour recueillir notre température du jour, pour nos collations, et bien entendu pour nos trois repas).

J’ai beaucoup aimé les endroits choisis tout au long de ton roman, entre autres, y reconnaître des noms de ceux lus régulièrement sur tes blogs, et des lieux où je suis passée, lors de mon voyage en France.

En toute fin, quelle surprise, ce contenu inattendu, comme tu sais si bien le faire.

Bravo Martine !!!

Pour terminer, des photos de mon lieu de confinement (ma chambre) :

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BON MOIS DE FÉVRIER

à

toutes et tous !

Colette

Pour ce jeudi 14 janvier, le thème : Ennui

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N°243

À la barre :

COLETTE (MOI)

L’ennui de Léonore.

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Poète : Victoire Babois (1760-1839)

Recueil : Élégies et poésies diverses (1828).

.

Quel chagrin obscurcit tes yeux ?

Qu’as-tu, ma chère Léonore,

Toi qu’une souris si gracieuse

Naguère embellissait encore ?

Un amour tendre et malheureux

A cessé de troubler ta vie ;

Tout prévient, tout remplit tes vœux…

« Hélas ! dit-elle, je m’ennuie.

.

Oui, je dois, je veux fuir l’amour ;

Ma liberté, c’est toi que j’aime.

Mais avec toi pourquoi le jour

Est-il d’une longueur extrême ?

Pour mieux tromper les vains désirs,

Des arts la charmante magie

Devait remplir tous mes loisirs :

Je les cultive ; et je m’ennuie.

.

J’ai cru que sans témérité

Je pouvais chercher la sagesse ;

Suivre la froide vérité,

Et surtout bannir la tendresse.

J’ai trouvé sagesse et raison,

Même un peu de philosophie ;

Je suis docile à sa leçon,

Je lis, je pense, et je m’ennuie.

.

J’ai voulu donner tout mon cœur

A l’amitié tendre et fidèle ;

Je lui confiai mon bonheur,

Et je prétendis n’aimer qu’elle.

Pour présider à mon destin.

Toujours, au gré de mon envie,

Je la trouve soir et matin ;

Elle est constante ; et je m’ennuie.

.

J’aime les différents appas

De Melpomène et de Thalie ;

Je trouve à la fin d’un repas

Les ris, les jeux et la folie ;

Et si le déclin d’un beau jour

M’offre une douce rêverie,

Je puis à mon gré, tour à tour,

Rire ou rêver ; et je m’ennuie. »

.

Des beaux-arts, lui dis-je à mon tour,

Tu n’as pas goûté tous les charmes.

Les Muses célèbrent l’amour,

Et ne sentent pas ses alarmes.

Sans rien coûter à ta raison,

Elles enchanteront ta vie ;

Jamais, dans le sacré vallon,

On n’entend dire : Je m’ennuie.

.

Victoire Babois.

Bon jeudi,

Colette

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