Pour ce jeudi 20 février : Si …

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À la barre :

Les Cabardouche

Défi No°232

À la barre :

À la manière de Jean Moreau, nous devons

composer une poésie commençant par des « Si »

et se concluant par un conditionnel enchanteur.

Si le plancher était au plafond ;

Si le chien miaulait comme le chat,

Si l’on chantait lorsque l’on parle,

Si la ville  était dans le bois,

Si l’on récoltait avant de semer,

Si la vis était le boulon,

Si l’enfant élevait ses parents,

Si le président s’exprimait en jargon,

Si la nuit noire était la nuit blanche,

Si les gens étaient à moitié,

Je cacherais bien des travers,

Toujours je filerais sur le même côté,

L’un d’un côté l’autre de l’autre,

Comment savoir alors si c’est leur bon côté …

Encore mieux de voir les gens en entier !

Les Croqueurs de mots N°232

Bon jeudi,

Colette

En hommage à Claire Bretécher

Chez Mil et une

Sujet 7/2020 – du 15 au 22/02

Le mot à insérer facultativement est : HOMMAGE

Clic

~

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En HOMMAGE à Claire Bretécher

.

La société, tu as su regarder ;

ses travers tu les as bien remués.

Avec réserve et sans trop insister,

Au jour le jour, cette société ;

Agréablement, tu l’as dessinée.

Illustrations surprenantes et sensées,

d’humour, de liberté d’esprit aussi.

De ton entière originalité :

De ton style unique, sois en remerciée.

~

Bonne semaine,

Colette

Les défis de la Plume d’Evy : Les cheveux blancs

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LA PLUME D’EVY

Cette fois-ci, je choisis une texte d’auteurs.

~

Rosemonde GÉRARD
1871 – 1933

.

L’éternelle chanson

.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
.
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j’ai pu dire  » Je t’aime  » ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d’une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer.
.
Et comme chaque jour je t’aime davantage,
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain,
Qu’importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave – et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s’entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d’autres liens.
C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t’aime davantage,
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.
.
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s’il se peut l’impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J’enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d’une richesse rare
J’aurai gardé tout l’or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s’achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J’aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d’antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d’amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

~

Bon week-end,

Colette

 

Pour ce jeudi13 février : Neige et roc

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Défi N°231

À la barre :

ABC

Gérard de NERVAL
1808 – 1855

A Madame Sand

« Ce roc voûté par art, chef-d’œuvre d’un autre âge,
Ce roc de Tarascon hébergeait autrefois
Les géants descendus des montagnes de Foix,
Dont tant d’os excessifs rendent sûr témoignage. »
.
O seigneur Du Bartas ! Je suis de ton lignage,
Moi qui soude mon vers à ton vers d’autrefois ;
Mais les vrais descendants des vieux Comtes de Foix
Ont besoin de témoins pour parler dans notre âge.
.
J’ai passé près Salzbourg sous des rochers tremblant ;
La Cigogne d’Autriche y nourrit les Milans,
Barberousse et Richard ont sacré ce refuge.
.
La neige règne au front de leurs pies infranchis ;
Et ce sont, m’a-t-on dit, les ossements blanchis
Des anciens monts rongés par la mer du Déluge.

Bon jeudi,

Colette

 

Pour ce lundi 10 février : Ça fume !!!

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Défi N°231

À la barre :

ABC

Elle nous dit :

Changement d’horizon, j’emmène tous les matelots,

en espérant qu’ils n’ont pas le vertige, faire un petit tour

en montagne. Durant notre randonnée,

nous sommes attiré(e)s

par un message envoyé du sommet du plateau. Vous devez,

tout simplement, décrypter ce message et nous dire qui

peut bien nous l’envoyer ?

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Photo ABC

Agréable invitation,

beau projet de mise en route.

Je sens que je vais aimer !

Instant magique,

joyeuse compagnie ;

je m’y rends avec plaisir.

Randonnée matinale,

 sentiment de bonheur :

rencontre des Croqueurs de Mots

en bas de la montagne.

Chaussé(e)s comme il se doit,

Bâton à la main,

ça y est, tout l’monde est prêt

pour gravir ;

pour gravir la montagne.

♫ Un mille à pied ça use, ça use ;

un mille à pied ça use les souliers.

♫ Deux mille à pied …

Hou ! Hou ! Nous crie Annick :

Regardez, tout en haut,

à droite de la montagne,

ça fume !!!

Mais, qui peut bien être là,

que je lui dis …

Ce n’est certainement pas Jill,

la pauvre, elle, qui a vraiment

besoin de décrocher et de récupérer

de sa mésaventure hors norme,

comme elle le dit si bien …

Courage, nous sommes

de tout ♥ avec toi, Jill !

Mais, au fait, où est Domi ?

Elle et son guide, de me dire Annick !

Est-ce que quelqu’un les as vus ?

Pas moi … moi non plus …

Arrêtons-nous pour un moment,

Prenons une pause tout en y réfléchissant.

Moi, je viens de saisir quelque chose,

que je dis :

Regardez bien, la fumée forme

des nuages en forme d’oiseaux …

le plus bas,

les ailes étendues regarde vers la gauche.

Celui-là, c’est l’emplacement du guide,

je crois !

L’autre, au-dessus de lui se dirige tout droit vers la gauche.

Remarquez la petite traînée de fumée qui le devance.

Donc selon ce que je comprends, il faut continuer

comme cela dans le sens du premier oiseau et,

tourner très légèrement vers la gauche

car, je crois que

c’est dans cette petite maison de pierre

que nous accueillera Domi et ce, les bras ouverts !

Go ! Go ! Go ! Allons-y, lance Annick !

À bientôt Domi !

Bon lundi,

Colette

Pour ce jeudi 6 février : Là-haut sur la montagne

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À la barre :

ABC

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La montagne c’est l’endroit qui m’invite à monter.

Sur le chemin de la montagne,

mon pas se fait plus lent ;

l’air est vif et plus frais.

La montagne est le lieu

de toutes les grandes décisions.

 Il les amena sur une montagne …

La montagne,

… lieu de solitude …

… lieu propice à la prière,

au recueillement …

… lieu de grands horizons.

C’est la solitude des cimes.

C’est le silence des grands espaces.

Si contrastant que cela puisse paraître,

il est parfois plus facile d’escalader la montagne

que de trébucher sur un petit caillou.

… ces petits cailloux du quotidien …

… geste machinal.

Une parole parfois prononcée au hasard,

et nous voilà tout en pièces …

… fragilité humaine devant une toute petite difficulté.

 Que de montagnes à surmonter avec des chutes,

de la fatigue et parfois de grandes déceptions.

Mais, ce qui est encourageant c’est que :

«Si haute que soit la montagne, on y trouve toujours un sentier»

Alors, montons là-haut sur la montagne

oui, osons monter !

Bien oui, Annick :

en avant pour une belle randonnée !

Bon jeudi,

Colette

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C’EST ICI

Partir d’une citation proposée,

trouver une photo

accompagnée ou non d’un texte.

Alors, voici ma participation

avec ces citations :

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« Petit à petit les chats deviennent l’âme de la maison »

Jean Cocteau

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« Le sommeil est la moitié de la santé »

Proverbe français

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« C’est l’incertitude qui nous charme.

Tout devient merveilleux dans la brume »

Oscar Wilde

~

Bonne semaine

à

toutes et tous,

Colette

Détesté / Aimé

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PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 25 janvier), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

~

Un peu en retard dans le temps, je vous parlerai ce mois-ci, que d’un évènement marquant, en tout cas pour moi, car, il s’étire sur trois mois : novembre-décembre-janvier. Pas peu dire, mais paraît-il que dans une telle situation, c’est la normalité des choses alors, hein !!!

Lors de mon dernier Détesté/Aimé, celui de novembre, souvenez-vous, je vous annonçais, dès le premier jour de ce mois, ma chute d’escabeau.

Eh bien, assurée que je n’avais rien de cassé, ce qui est vrai en réalité, tout ce mois entier, j’ai voulu faire ma «fine» essayant que rien ne paraisse. Je montais et descendais à volonté les escaliers et, il faut dire qu’ici, il y en a un certain nombre. J’y allais avec le sourire mais ouille, hein, plusieurs fois dans la journée, ainsi de suite à répétition, selon les besoins.

Ce qui devait arriver, arriva : j’ai de beaucoup aggravé mon cas !!!

Toujours est-il, qu’en cours de décembre, je me suis résignée à marcher avec une canne. Bien oui !!! Après tout, j’ai l’âge et de plus, il n’y a pas d’âge pour ce faire, pour qui en a besoin !!!

Le bien que cela m’a apporté, incroyable !!! Chère canne, que je t’aime !!! Quoi, vous riez mais, il y a des degrés, dans l’amour, voyons !!! Amour passager car nous nous sommes séparées hier matin, ce 24 janvier. Nous resterons de bonnes amies car pas très loin dans mes rangements elle est.

Grand escabeau, sauf le respect que je te dois peut-être parce que cela aurait pu être pire encore, mon cher, dans l’armoire où tu loges, tu y resteras longtemps tant qu’à moi !!! Brille de tous tes feux mais, sans moi !

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Gentille petite canne bourgogne dont j’ai choisi la couleur, tu es chère à mon cœur. Je garde et garderai toujours un très bon souvenir de toi, loge avec moi dans mes appartements respectifs. À la vie, à la mort : Merci à toi car, là, je me porte si bien.

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Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et, excusez-là. Vous comprendrez que ces jours se sont passés à l’intérieur. Donc, cela en fut la clou (retenant le plus mon attention).

~

Bonne fin de semaine,

Colette

Pour ce jeudi 23 janvier : Un poème de Victor Hugo

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ICI

Défi N°230

À la barre

FANFAN

L’aurore s’allume

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les chants du crépuscule (1836).

I.

L’aurore s’allume ;
L’ombre épaisse fuit ;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit ;
Paupières et roses
S’ouvrent demi-closes ;
Du réveil des choses
On entend le bruit.

Tout chante et murmure,
Tout parle à la fois,
Fumée et verdure,
Les nids et les toits ;
Le vent parle aux chênes,
L’eau parle aux fontaines ;
Toutes les haleines
Deviennent des voix !

Tout reprend son âme,
L’enfant son hochet,
Le foyer sa flamme,
Le luth son archet ;
Folie ou démence,
Dans le monde immense,
Chacun recommence
Ce qu’il ébauchait.

Qu’on pense ou qu’on aime,
Sans cesse agité,
Vers un but suprême,
Tout vole emporté ;
L’esquif cherche un môle,
L’abeille un vieux saule,
La boussole un pôle,
Moi la vérité.

II.

Vérité profonde !
Granit éprouvé
Qu’au fond de toute onde
Mon ancre a trouvé !
De ce monde sombre,
Où passent dans l’ombre
Des songes sans nombre,
Plafond et pavé !

Vérité, beau fleuve
Que rien ne tarit !
Source où tout s’abreuve,
Tige où tout fleurit !
Lampe que Dieu pose
Près de toute cause !
Clarté que la chose
Envoie à l’esprit !

Arbre à rude écorce,
Chêne au vaste front,
Que selon sa force
L’homme ploie ou rompt,
D’où l’ombre s’épanche,
Où chacun se penche,
L’un sur une branche,
L’autre sur le tronc !

Mont d’où tout ruisselle !
Gouffre où tout s’en va !
Sublime étincelle
Que fait Jéhova !
Rayon qu’on blasphème !
Œil calme et suprême
Qu’au front de Dieu même
L’homme un jour creva !

III.

Ô terre ! ô merveilles
Dont l’éclat joyeux
Emplit nos oreilles,
Eblouit nos yeux !
Bords où meurt la vague,
Bois qu’un souffle élague,
De l’horizon vague
Plis mystérieux !

Azur dont se voile
L’eau du gouffre amer,
Quand, laissant ma voile
Fuir au gré de l’air,
Penché sur la lame,
J’écoute avec l’âme
Cet épithalame
Que chante la mer !

Azur non moins tendre
Du ciel qui sourit
Quand, tâchant d’entendre
Ce que dit l’esprit,
Je cherche, ô nature,
La parole obscure
Que le vent murmure,
Que l’étoile écrit !

Création pure !
Etre universel !
Océan, ceinture
De tout sous le ciel !
Astres que fait naître
Le souffle du maître,
Fleurs où Dieu peut-être
Cueille quelque miel !

Ô champs, ô feuillages !
Monde fraternel
Clocher des villages
Humble et solennel !
Mont qui portes l’aire !
Aube fraîche et claire,
Sourire éphémère
De l’astre éternel !

N’êtes-vous qu’un livre,
Sans fin ni milieu,
Où chacun pour vivre
Cherche à lire un peu !
Phrase si profonde
Qu’en vain on la sonde !
L’œil y voit un monde,
L’âme y trouve un Dieu !

Beau livre qu’achèvent
Les cœurs ingénus,
Où les penseurs rêvent
Des sens inconnus,
Où ceux que Dieu charge
D’un front vaste et large
Ecrivent en marge :
Nous sommes venus !

Saint livre où la voile
Qui flotte en tous lieux,
Saint livre où l’étoile
Qui rayonne aux yeux,
Ne trace, ô mystère !
Qu’un nom solitaire,
Qu’un nom sur la terre,
Qu’un nom dans les cieux !

Livre salutaire
Où le cœur s’emplit !
Où tout sage austère
Travaille et pâlit !
Dont le sens rebelle
Parfois se révèle !
Pythagore épèle
Et Moïse lit !

Décembre 1834.

Victor Hugo.

Bon jeudi,

Colette

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C’EST ICI

Partir d’une photo proposée,

trouver une citation

accompagnée ou non d’un texte.

Alors, voici ma participation

avec cette photo :

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« Le chat ne pense pas ; pourtant il a l’air

aussi profond que s’il pensait ».

Jules Renard

~

« De tous les animaux, seul le chat

atteint une vie comtemplative ».

Andrew Lang

~

En toute amitié,

Colette

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