Les défis de la Plume d’Evy, thème : Si seulement

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LA PLUME D’EVY

N°182

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Si seulement j’étais riche,

j’aimerais réchauffer les cœurs ;

tous les cœurs.

Les cœurs de mes frères et sœurs

qui manquent de chaleur.

Les cœurs de tous ceux

qui sont dans la peine,

les cœurs de tous ceux

qui sont dans la joie,

pourraient aussi compter sur moi.

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Si seulement j’étais riche,

je ferais de mon mieux

pour que tous aient un toit.

Je veillerais qu’on prenne soin

des pauvres et des isolés,

de ceux qui manquent

de tendresse et d’amour ;

de tous, j’aurais pitié.

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Si seulement j’étais riche,

plus d’enfants, plus de femmes,

ne seraient exploités.

Tous auraient de quoi manger

à se rassasier.

Tous auraient largement

de quoi se vêtir …

Je sais que ce rêve,

je ne puis seule l’assouvir.

.

Si seulement j’étais riche,

j’aimerais réchauffer les coeurs ;

les cœurs de mes frères et sœurs

qui manquent de chaleur.

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Sincèrement,

Colette

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Mardi poésie chez Lady Marianne : Tristesse

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LADY MARIANNE

Tristesse, thème proposé par :

Violette Dame Mauve

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La maison solitaire

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Nérée Beauchemin (1850-1931)

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Seule, en un coin de terre où plane la tristesse
Et le mélancolique et vague ennui des soirs,
La vieille maison blanche, aux grands contrevents noirs,
Pleure-t-elle ses gens, son hôte, son hôtesse ?

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Avec sa porte close et ses carreaux en deuil
Qui ne semblent, au loin, qu’un vaporeux décalque,
La maison blanche et noire a l’air d’un catafalque
Érigé sur le vide et la nuit d’un cercueil.

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À la croix des pignons tachés d’ocre et de suie,
Comme un crêpe fané, la mousse vole au vent,
Et l’on dirait, parfois, qu’il tombe de l’auvent
Une neige de cendre et des larmes de pluie.

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Trois générations ont peiné dans ce lieu :
Trois générations de laboureurs de terre
Ont vécu longuement le rêve solitaire,
Qui commence à l’autel et finit devant Dieu.

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Tout semble mort… Soudain, la vitre qui brasille
S’ouvre, et, tel qu’au matin, brille un coquelicot,
Une face vermeille apparaît, et l’écho
Éparpille un fredon d’enfant qui s’égosille.

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Rouge d’orgueil, le fier petit gars d’habitant,
Que le ber ancestral a couvé dans la paille,
Du jeu d’un gosier d’or, éblouit la marmaille
Et fait taire le merle et le coq éclatant.

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Et la vieille maison, tant de fois attristée
Par le glas et l’adieu des funèbres convois,
Reprend jeunesse et vie au seul son de la voix
Qui conjure l’ennui, dont son âme est hantée.

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Le vieil âge n’est plus. Voici le jeune temps :
L’aurore entre malgré la fenêtre morose ;
La chambre se plafonne et se meuble de rose ;
La maison recommence à vivre ses vingt ans.

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Et le chef du travail, dehors à coeur d’année,
Bénit l’horizon clair et le soleil levant,
Le nuage et l’oiseau, la rosée et le vent,
Qui lui promettent tous une belle journée.

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Nérée Beauchemin

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CatégoriesNérée BeaucheminNostalgieSolitude

 

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Bon mardi !

Colette

colette_chouinard@hotmail.com

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