Chez Lenaïg, tanka : L’actualité ou thème libre

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C’EST ICI

Promenade au frais

Spectacle de la nature

Les feuilles d’automne

Mes souvenirs d’enfance

Dont mon cœur s’émerveille

Gentil écureuil

Véritable acrobate

Autour de nos arbres

Don et douceur pour nos cœurs

Ma joie et celle des passants

~

Murmure du vent

Du feu dans la cheminée

L’automne est bien là

Paix tranquillité du soir

D’une Présence agissante

~

Bon vendredi,

Colette

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Dans le cadre des Croqueurs de Mots : Cartes postales suite 14 …

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À la poste,

je découvre cette magnifique carte

de Gini (Assoula)

Gini (Assoula)

Elle me dit :

La plus belle des églises de «Lid’je»

pour toi mon amie de plume.

Merci pour ta fidélité.

Bisous

Gini (Assoula)

Grand merci à toi Gini !

C’est super gentil !!!

Bonne poursuite de ce jour

et

agréable demain,

Colette

Pour ce jeudi 19 septembre : Tête, visage, yeux, épaule

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ICI

Défi N°223

À la barre :

JEANNE FADOSI

Anna de Noailles (1876-1933)

.

L’automne a lentement mouillé les paysages;

Son humide tristesse en mon coeur s’insinue.

La nature, pourtant, ne peut me sembler nue.

Puisque en elle, au lointain, respire ton visage.

.

Je reproche à mes yeux de se sentir déçus

Par la légère pluie enserrant l’univers.

Mais l’été fut plaintif. Bientôt voici l’hiver.

Et je me sens mourir, car je n’ai pas reçu

Les seuls dons que mon cœur hanté se représente :

Mon épaule meurtrie, et ta tête, pesante…

.

Poème de l’amour

Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Bon jeudi,

Colette

Les ateliers écriture de Ghislaine, N°105

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GHISLAINE

Elle nous propose 8 mots :

Torgnole, grisbi, magot, guenille,

savoir, faire, planquer, être.

Ou

le thème :

Notre ressenti sur ce tableau.

~

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 «  » Vélie. » » Alias Zéphyrine (Régine)

Pauvre Julien

Toute une torgnole au cœur, pour moi, d’apercevoir la petite maison de mes ancêtres dans cet état, en ce début d’automne, saison où la nature est si belle dans ses tons de dégradés de jaune, allant jusqu’au rouge, s’exclame Julien ! Quelle tristesse ! Rien qu’à la voir comme cela, penchée dans l’eau, cela me fait penser à mon grand-père paternel, sachant l’inondation du temps jadis, au moment où son magot y était enfoui dans la cave en toute sécurité, comme il prétendait. Il leur avait fallu, toute la famille, porter les mêmes guenilles usées jusqu’à la corde tant et tant d’années, ensuite. Même que mon père, l’aîné de la famille a dû par la suite, faire bien des sacrifices en abandonnant l’école et se chercher du grisbi par ses propres moyens alors qu’il avait à peine quatorze ans. Fallait-il être courageux et brave ! Mais, quelle idée, de planquer là, tout son avoir, Dieu du ciel !!!

~

Bonne poursuite de ce jour et beau demain,

Colette

Sol

ICI

Image du net

Reçu en courriel un jour …

Je ne puis résister à cette réédition pour vous présenter ce prénom de la semaine.

Voici, de notre regretté Sol :

Sol (Marc Favreau), l’unique et tendre poète. Écrit peu avant sa mort…  touchant…

.

Le crépuscule des vieux

Des fois, j’ai hâte d’être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont biens. Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu’ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée. On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…. Ah! Ils sont bien les vieux! Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup. Ils ont personne qui les force à manger. Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre d’arrache- pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe… Ils sont bien… Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps. Ils ont personne qui les force à aller vite; ils peuvent mettre des heures et des heures à tergiverser la rue… Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher… On les roule… Et puis d’ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse… Et l’hiver… Ouille, l’hiver! C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux; ils ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils… Non! On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chaufferettes les mitaines… Ouille, oui l’hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés… Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé… Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive; qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode… Ah! Ils sont bien…! Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils peuvent pas comprendre, des maux mystères; alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les amadouillent… Ils ont personne qui les garde malades. Ils ont personne pour les assistés soucieux… Ils sont drôlement bien…! Ils ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes… Ils ont personne qui les empêche d’avoir l’oreillette en dedans, pour écouter leur coeur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul… Ils ont personne qui… Ils ont personne…

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Le prénom Sol origine de l’hébreu.

Dans la mythologie romaine, il est le dieu du Soleil.

Les gens portant ce prénom, sont plein d’assurance : audacieux et dynamiques et aussi indépendants.

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Bon mercredi,

Colette

Dans le cadre des Croqueurs de Mots : Cartes postales suite 13 …

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À la poste en ce jour,

je découvre cette magnifique carte

de Dominique (Dômi)

Dominique (Dômi)

Elle me dit :

Quand la réalité dépasse le virtuel

voilà ce que cela donne …

Un joli partage de cartes postales

entre aminautes qui affectionnent les mots.

Bons baisers de Bruxelles,

Dômi

Grand merci à toi Dominique !

C’est super gentil !!!

Bonne poursuite de ce jour

et

agréable demain,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne, thème : Couleurs de septembre-ciel-soleil

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LADY MARIANNE

COULEURS DE SEPTEMBRE-CIEL-SOLEIL,

thème proposé par Covix

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Les Soleils de Septembre

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Sous ces rayons cléments des soleils de septembre

Le ciel est doux, mais pâle, et la terre jaunit.

Dans les forêts la feuille a la couleur de l’ambre ;

L’oiseau ne chante plus sur le bord de son nid.

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Du toit des laboureurs ont fui les hirondelles ;

La faucille a passé sur l’épi d’or des blés ;

On n’entend plus dans l’air des frémissements d’ailes :

Le merle siffle seul au fond des bois troublés.

.

La mousse est sans parfum, les herbes sans mollesse ;

Le jonc sur les étangs se penche soucieux ;

Le soleil, qui pâlit, d’une tiède tristesse

Emplit au loin la plaine et les monts et les cieux.

.

Les jours s’abrègent ; l’eau qui court dans la vallée

N’a plus ces joyeux bruits qui réjouissaient l’air :

Il semble que la terre, et frileuse et voilée,

Dans ses premiers frissons sente arriver l’hiver.

.

Ô changeantes saisons ! ô lois inexorables !

De quel deuil la nature, hélas ! va se couvrir !

Soleils des mois heureux, printemps irréparables,

Adieu ! ruisseaux et fleurs vont se taire et mourir.

.

Mais console-toi, terre ! ô Nature ! ô Cybèle !

L’hiver est un sommeil et n’est point le trépas :

Les printemps reviendront te faire verte et belle ;

L’homme vieillit et meurt, toi, tu ne vieillis pas !

.

Tu rendras aux ruisseaux, muets par la froidure,

Sous les arceaux feuillus leurs murmures chanteurs ;

Aux oiseaux tu rendras leurs nids dans la verdure ;

Aux lilas du vallon tu rendras ses senteurs.

.

Ah ! des germes captifs quand tu fondras les chaînes,

Quand, de la sève à flots épanchant la liqueur,

Tu feras refleurir les roses et les chênes,

Ô Nature ! avec eux fais refleurir mon cœur !

.

Rends à mon sein tari les poétiques sèves,

Verse en moi les chaleurs dont l’âme se nourrit,

Fais éclore à mon front les gerbes de mes rêves,

Couvre mes rameaux nus des fleurs de mon esprit.

.

Sans l’ivresse des chants, ma haute et chère ivresse,

Sans le bonheur d’aimer, que m’importent les jours !

Ô soleils! ô printemps ! je ne veux la jeunesse

Que pour toujours chanter, que pour aimer toujours !

Auguste Lacaussade.

.

Auguste Lacaussade est un poète français né en 1815 à Saint-Denis de l’Île Bourbon. Il est décédé à Paris en 1897.

~

Bon mardi

à

chacune et chacun,

Colette

Pour ce lundi 16 septembre : Les yeux

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ICI

Défi N°223

À la barre :

JEANNE FADOSI

Elle nous invite donc à écrire un petit texte en prose ou en vers à propos d’une partie visible de la tête (oreille, front, menton, bouche, joue, cheveux ou crâne si chauve ou sourcil pourquoi pas … ) ou d’une autre partie du corps humain (la main, le pied, le coude ou le genou, le nez ou l’épaule … ) avec prudence* et la décence joyeuse coutumière des Croqueurs de Mots.

Pour ce lundi 16 septembre_Les yeux

Levons les yeux sur chacune de nos journées.

Ouvrons les yeux pour voir tant de merveilles

dans la lumière de chacun de nos jours.

 . 

Oui, levons souvent les yeux !

Regardons comme notre ciel est beau !

Regardons comme notre ciel est bleu !

.

Les yeux vers le ciel

 Par une nuit étoilée

Gloire au Créateur

.

Garder les yeux ouverts,

c’est tenir son cœur allumé.

Garder les yeux ouverts,

c’est tendre la main.

.

Garder les yeux ouverts,

c’est ne pas désespérer de soi et des autres.

Garder les yeux ouverts,

c’est être attentif et attentive

à la misère de son frère, de sa sœur.

 

Garder le yeux ouverts,

c’est conserver en soi le goût de la lumière ;

même quand la nuit semble prendre le dessus.

Garder les yeux ouverts,

c’est permettre aux autres d’aimer ;

même si moi, je vis des heures sans amour.

.

Méfiance ou confiance

Miroir de l’âme et du cœur

Langage des yeux

.

Garder les yeux ouverts,

c’est sortir de soi

pour aller au devant

de ceux et celles qui souffrent.

Garder les yeux ouverts,

c’est se mettre en marche

vers les autres

pour leur permettre d’exister.

 .

Souvenons-nous de ces premiers yeux rencontrés !

.

Tendresse et douceur

L’Amour des yeux d’une maman

Soleil de l’enfance

Bonne semaine,

Colette

Les défis de la Plume d’Evy : Au temps jadis

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LA PLUME D’EVY

Défi N°230

~

Les mots :

Assise, jadis, étonnée, forêt, vignobles, oubliés,

invitent, poussière, suprême, vagabondé.

Les défis de la Plume d'Evy_Au temps jadis

Comme il se doit, je remonte au temps jadis, c’est-à-dire, au jour de la naissance de mon petit frère. Il ne faut pas oublier, qu’à cette époque, à la campagne, les accouchements se faisaient à la maison. Contrairement à la majorité des parents, les miens ne voulurent pas m’imposer d’aller vivre cet évènement important ailleurs.

Assise sur les genoux de mon père, je suis bel et bien présente à sa naissance. J’avais alors 3 ans 1/2. Comme c’était aussi courant dans le temps, ma mère ne voulut pas que j’embrasse le bébé avant son baptême, lequel aurait lieu en après-midi ; étonnée et froissée, cela me rendit insupportable. Si bien qu’au retour de l’église, alors qu’elle m’invitait à le faire, ce fut un refus de ma part. Plus grande, susceptible comme je le suis, j’aurais certainement été vagabonder dans la petite forêt au nord de la maison.

Toujours est-il que j’en avais eu plein les yeux et beaucoup aussi à assimiler d’un seul coup pour ma petite tête d’enfant. Ce qui fait qu’en début de soirée, de ce dernier jour de juin, me revient en mémoire ce beau geste de ma grand-mère maternelle. Je m’y revois comme si c’était hier. Derrière le vignoble, si l’on veut bien ; nous n’avions que deux vignes de bon raisons bleus ; dans le champ, en arrière de ces vignes, à gauche de la montée toute poussière du voisin, elle cueillit pour moi des fleurs des champs qu’elle déposa une à une dans mes petites mains.

Que j’aime ces souvenirs de mon enfance ! Suprêmes ; ils sont car, bien vivants encore en moi ; si fort, que je ne puis les oublier.

~

Bon dimanche,

Colette

Thème de septembre chez ABC : Une belle aventure

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ICI

– Une vendeuse de chaussures

– Un joueur d’accordéon

– Un trousseau de clés

– Une grotte préhistorique

et le verbe : voyager.

~

 

C’était la nuit allant de ce vendredi treize au samedi quatorze septembre, que Ciboulette (parce que c’est ainsi qu’on la prénomme) se permit de voyager sans tambour ni trompette ; n’emportant pour seul bagage que son trousseau de clés.

Pleine, était la lune mais, elle n’entendit pas le loup hurler. Donc, on ne sait trop par quel enchantement, elle se retrouva dans une sombre grotte préhistorique vêtue d’une simple chemise de nuit, les pieds nus et, grelottant de tous ses membres, sous une température de 9°C !

Surprise, elle fut car, il était bien là, le loup, couché tout au fond de la grotte. Ciboulette, marchait tout doucement ; il faisait si sombre. Tout à coup, son pied heurta une chaude fourrure. Que ça lui faisait du bien de réchauffer ses pieds glacés. Attirée par cette douce chaleur, elle s’y étendit de tout son long et, s’endormit profondément.

De bon matin, un joueur d’accordéon se fit entendre. Réveillée, se leva et aperçut son compagnon de fortune. Ses yeux étaient si doux qu’elle n’eut aucune crainte et se sentit en toute confiance.

Sortant tous deux clopin-clopant d’une nuit de sommeil, ils prirent un petit sentier les menant vers la route. Au passage, saluèrent l’accordéoniste. Un peu plus loin, une vendeuse de chaussures lui mit aux pieds une belle paire de bottes doublée en mouton. Silencieusement, d’un même cœur, son ami la reconduisit jusque dans son grand lit blanc et mystérieusement disparut.

Ainsi se termine la belle aventure de Ciboulette.

~

Bonne fin de semaine,

Colette

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colette_chouinard@hotmail.com

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