Les défis de la Plume d’Evy, thème : La rosée du matin

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LA PLUME D’EVY

N°181

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Plaisirs d’octobre

Les défis de la Plume d'Evy, thème_La rosée du matin

La rosée du matin m’annonce une superbe journée et l’éventualité d’une fin de jour empourprée. L’automne étant installé, sac à dos bien rempli du nécessaire, tout en n’oubliant pas un bon livre de lecture ; je file vers le petit bois sans parapluie, sous cette pluie de feuilles tachetées de jaune, d’orange et de rouge. Sur mon passage matinal, au pied d’un buisson, un petit moineau boit une goutte de rosée que le soleil n’a pas encore absorbée. Tout comme au temps de mon enfance, je me fais le plaisir de ramasser les plus jolies feuilles que je glisse dans les pages de mon livre. Sous un tapis de feuilles mortes, je surveille l’apparition de gracieuses amanites tue-mouches et, de bien d’autres champignons qui s’y cachent en ce bois. Ainsi tel que prévu, se passe ma journée. Au fil des heures, je savoure les bienfaits de cette saison et je m’enivre de toutes ces bonnes senteurs offertes et si agréables à respirer. Il faut que je parte avant que s’installe la rosée du soir car, bientôt se couchera le soleil et l’air se refroidira à vue d’œil en ce beau soir d’automne. La température baisse si rapidement, en ces jours. Claire sera sans doute la nuit et le vent en sera léger. Sur le chemin du retour, je rends grâce pour ces si doux plaisirs d’octobre.

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Bonne fin de semaine

à

toutes et tous !

Colette

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Chez Lenaïg, thème : Les étoiles

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C’EST ICI

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Astres silencieux

Chaudes lumières étoilées

Lampes de nos nuits

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Guides merveilleux

Astres  de  l’obscurité

Brillantes étoiles

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Messagères du rêve

Vous  lumineuses  étoiles

Espoir de nos nuits

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Manque d’achevé

Ignorance  de  l’esprit

Absence d’étoiles

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Douceur du partage

Mes  étoiles  du  présent

Vous derrière l’écran

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Bon vendredi

à

toutes et tous,

Colette

Pour ce jeudi poésie : La lumière

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ICI

N°209

À la barre :

JEANNE FADOSI

Titre : Lumière.

Poète : Jean Aicard (1848-1921)

Recueil : Les jeunes croyances (1867).

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La lumière, ce fleuve insondable qu’envoie
Le soleil, vaste source, aux mondes, vastes mers,
Prodigue largement la Vie à l’univers,
Et dans le cœur de tous fait ruisseler la joie !
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Quel bonheur d’admirer l’air libre qui reluit,
Quand le soleil sublime et charmant nous regarde !
Et s’il pâlit soudain dans la brume hagarde,
Comme dans l’âme aussi naît une étrange nuit !
.
J’ai toujours éprouvé, moi, pauvre solitaire,
Cette horreur ténébreuse et ce brillant plaisir ;
Et quand le ciel est morne et gris, je cherche à fuir
De mon cœur désolé le funèbre mystère.
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Eh bien, je n’ai trouvé, pour remplacer le jour
Et l’éclatant soleil, principe de la vie,
Regard de Dieu tombant sur notre âme asservie,
Que tes yeux : en tes yeux resplendit ton amour !

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Jean Aicard.

Bon jeudi

à

chacune et chacun,

Colette

Eusebio

ICI

Eusebio il a des hauts,

Mais il a aussi des bas,

Sa grosse bible sous le bras ;

Hop ! Il grimpe le coteau.

À quoi bon monter si haut,

Pour descendre épier en bas.

Adore qu’on le dise beau ;

Admiré, y a pas que ça !

Reprends-toi mon Eusebio,

En avant t’est un peu trop !

T’es aimé, contente-toi d’ça,

Vis ta vie et puis, voilà !

T’es si beau sur le coteau ;

Qu’il en soit ainsi en bas.

Eusebio tu as des hauts,

Mais tu as aussi des bas !

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Le prénom Eusebio vient du grec

« eusebes »

qui signifie

« pieux »

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Bon mercredi mes ami(e)s !

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Le temps

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LADY MARIANNE

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LE TEMPS, thème proposé par moi-même

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La Montre

Théophile Gautier (1811-1872)

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Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L’aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure… une heure après.

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La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d’argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

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Le cadran solaire me raille
En m’indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s’accroît.

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Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l’air de se moquer de moi.

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Tiens ! la petite bête est morte.
Je n’ai pas mis hier encor,
Tant ma rêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d’or !

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Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu’un papillon d’acier.

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C’est bien de moi ! Quand je chevauche
L’Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s’en va comme il plaît à Dieu !

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L’éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le temps, l’oreille au couvercle,
Cherche ce coeur qui remuait ;

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Ce coeur que l’enfant croit en vie,
Et dont chaque pulsation
Dans notre poitrine est suivie
D’une égale vibration,

.

Il ne bat plus, mais son grand frère
Toujours palpite à mon côté.
– Celui que rien ne peut distraire,
Quand je dormais, l’a remonté !

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Théophile Gautier

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Beau mardi

et

bon mois d’octobre,

Colette

Les défis de la Plume d’Evy, thème : Au chant du coq

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LA PLUME D’EVY

N°180

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Aube épaisse

Au réveil le chant du coq

Aube toute fraîche

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Mets-y tout ton temps

Le courage vient en chantant

Ton coeur à l’ouvrage

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Serpes et paniers

Raisin vermeil le plus beau

Vin de l’amitié

Bonne semaine,

Colette

Détesté / Aimé

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PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 29 septembre), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

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😀 Dès le premier jour, repas chez une amie et breuvage chez une autre. De bons et agréables moments, tout ce qu’il faut pour bien commencer le mois.

😀 Le huit, sortie dîner restaurant en compagnie de deux amies. Bien agréables moments également, bien entendu.

😀 Le seize, presqu’incroyable : je me suis baignée à la piscine. Pas chaud, mais tout de même potable puisque j’y suis restée à nager un bon gros 45 minutes.

😦  Ce même jour, décès d’une de nos compagnes connue depuis le temps où j’étais au secondaire dans mon village natal.

😀 Petit fait intéressant : elle aimait courir dans la grande salle et moi de même. Un jour, nous nous sommes frappées et elle, de me dire : Je ne le dirai pas et moi d’ajouter moi non plus … je comprends elle était enseignante chez les petits et moi élève au secondaire.

😀 Les 25 et 26, j’ai donné un peu de mon temps au marché aux puces au soubassement de notre maison, lequel se termine ce samedi 29, fin d’avant-midi.

😀 J’ai lu le volume Lady Cartier, du même auteur que le mois dernier : Micheline Lachance.  ICI

C’est l’histoire d’une passion. Je cite le dos du volume :

« Au cœur des années post-rébellion, alors que se joue le sort du Canada, Hortense Fabre, dite Lady Cartier, et son mari, le premier ministre Sir Georges-Étienne Cartier, traversent une période houleuse. Si ce dernier reste profondément attaché à la Couronne britannique, Lady Cartier éprouve pour sa part des sentiments patriotiques. Georges-Étienne Cartier, se sentant plus appuyé par la cousine de sa femme, Luce Cuvillier, n’hésite pas à entretenir une relation extraconjugale avec elle. Cette liaison, étalée au grand jour, couvre de honte Hortense et ses filles et engendre une rivalité malsaine entre l’épouse et la maîtresse. D’un côté, il y a la femme aux valeurs familiales profondes et la sensibilité à fleur de peau et, de l’autre, la femme d’affaires indépendante et émancipée qui conseille son amant sur ses engagements politiques. Un triangle amoureux qui déshonorera Lady Cartier et marquera sa vie à tout jamais … »

😀 Et, encore un petit reste de fleurs au jardin :

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Il reste encore samedi et dimanche pour terminer ce mois.

Bonne fin de semaine,

Colette

Les défis écriture de Ghislaine N°72

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PAR ICI

Avec au moins 5 mots contenant ERS

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Du revers de la main, Agathe soulève le rideau du salon, afin de vérifier si l’averse prévue en ce jour est en cours. Ah ! Se dit-elle, cela risque de persister une bonne partie de la journée. Son chat persan aux talons, elle se verse une bonne tasse de café bien chaud qu’elle accompagne d’un petit carré de chocolat noir. Quelques minutes plus tard, se sentant toute revigorée, elle s’avance vers la porte d’entrée et, aperçoit une dame d’un âge certain qui traverse la rue en travers, se dirigeant droit vers sa maison. Elle quitte son poste. Quelle idée, se dit-elle de se promener sur la rue par un temps pareil ! On sonne à la porte ! Pour diverses raisons connues seulement d’elle-même, décide de ne pas ouvrir. Toujours que, lassée d’entendre la sonnerie, elle finit par s’y rendre. Non, non, madame, vous n’entrez pas le parapluie ouvert !!! L’autre connaissant bien son degré de superstition, s’éclate de rire ! À ce moment précis, elle la reconnaît et s’écrie Adèle, mais, qu’est-ce que tu fais costumée de la sorte, ce n’est pas l’halloween, aujourd’hui !!! Bien non, je sais mais, je voulais te faire rire ! Entre donc, alors, nous allons casser la croûte.

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Amicalement,

Colette

Chez Lenaïg, thème : Nos lieux d’enfance

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C’EST ICI

Plaisirs d’autrefois

Le chemin de la rivière

Pas du souvenir

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Papa moi p’tit frère

Au temps des vacances d’été

La pêche au ruisseau

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Au nord d’la maison

En compagnie d’mon p’tit frère

Cueillette des bleuets

Temps d’l’adolescence

Sur le chemin de l’école

De bons souvenirs

Sous-bois accueillant

Beauté des myosotis

Bocage du couvent

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Bon vendredi

à

toutes et tous !

Colette

 

Pour ce jeudi poésie : L’enfermement

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Défi N°208

ICI

À la barre :

JILL BILL

On dit :  » Triste comme la porte
D’une prison.  »
Et je crois, le diable m’emporte !
Qu’on a raison.

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D’abord, pour ce qui me regarde,
Mon sentiment
Est qu’il vaut mieux monter sa garde,
Décidément.

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Je suis, depuis une semaine,
Dans un cachot,
Et je m’aperçois avec peine
Qu’il fait très chaud.

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Je vais bouder à la fenêtre,
Tout en fumant ;
Le soleil commence à paraître
Tout doucement.

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C’est une belle perspective,
De grand matin,
Que des gens qui font la lessive
Dans le lointain.

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Pour se distraire, si l’on bâille,
On aperçoit
D’abord une longue muraille,
Puis un long toit.

.

Ceux à qui ce séjour tranquille
Est inconnu
Ignorent l’effet d’une tuile
Sur un mur nu.

.

Je n’aurais jamais cru moi-même,
Sans l’avoir vu,
Ce que ce spectacle suprême
A d’imprévu.

.

Pourtant les rayons de l’automne
Jettent encor
Sur ce toit plat et monotone
Un réseau d’or.

.

Et ces cachots n’ont rien de triste,
Il s’en faut bien :
Peintre ou poète, chaque artiste
Y met du sien.

.

De dessins, de caricatures
Ils sont couverts.
Çà et là quelques écritures
Semblent des vers.

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20 septembre 1843.

Alfred de Musset, « Le mie prigioni » 
(« Mes prisons »), Poésies nouvelles, 1850.

En 1841, s’étant dérobé au service de la Garde nationale, Musset passe plusieurs jours en prison. Cette mésaventure se renouvellera en 1843, puis en 1849.

Bon jeudi

à

chacune et chacun,

Colette

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