Atelier d’écriture d’Evy, N°324

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EVY

Du 11/07/21 au 18/07/21

Thème :

Vestige

Les mots :

Poser, relier, subtil, livre, délirer,

pousser, inventer, déployer, imbibe, aléas.

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Au plus profond de l’âme

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Les souvenirs de notre enfance sont des vestiges qui resteront à jamais gravés en nous, tels des marques indélébiles qui ne pourront s’effacer. De simples objets de notre passé, posés ici et là, un livre, une photo ; un mot tant soit peu subtil, dépendamment de nos aléas de la vie, nous imbibent d’émotion qui déploie des troubles passagers, jusqu’à nous faire délirer et nous plonger dans une nostalgie des plus profondes. Nous n’avons pourtant rien inventé, mais tout cela nous pousse à relier certains évènements, agréables ou malheureux, nous touchant au plus profond de l’âme.

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Bonne fin de semaine,

Colette

Heureux(se) de nouveau

Chez Mil et une

Sujet 41 ∕ 2020 – du 07 au 14 ∕ 11

Insérer facultativement le mot :

LUMBAGO

clic

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source image – clic

Heureux(se) de nouveau

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Chante sous la pluie

Guerre au gros problème

Danse sous la pluie

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Et pour le plaisir

Remède de grand-mère

Et puis pour la vie

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Adieu LUMBAGO

Sous la pluie j’danse ce soir

Huile de verveine

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Heureux(se) de nouveau

Des  nuages  j’me  moque

Soleil dans mon cœur

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Éclatant décor

Le souvenir revivre

Douce nostalgie

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Bonne semaine,

Colette

Le dilemme

Chez Mil et une

Sujet 39/2020 – du 24 au 31/10

Le mot à insérer facultativement est :

SCORPION

clic

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image Frank Horvat clic et clic

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Le dilemme

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Son vieux béret sur la tête,

Tourterelles en compagnie,

Avec elles, c’est la fête ;

Très discrètement nous sourit.

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Rêvant à son bonheur d’antan,

Que lorsqu’il était un enfant,

Son père faisait tourbillonner

Cette foule se laissant griser.

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Là, doit se faire une raison,

Presque du SCORPION l’aiguillon.

Qui s’arrête pour l’écouter ;

À part ces bestioles ailées !

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Le décor n’est plus le même ;

Ce présent a tout chamboulé.

Face à ce grand dilemme,

Le plaisir l’emporte sur l’apogée.

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Bon dimanche,

Colette

Chez Lenaïg, thème : Une île

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C’EST ICI

Le chant des oiseaux

Canards hérons bruit de l’eau

Île refuge

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Pas d’une passante

Ici    et    là    sur l’île

Jolie belette

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De la nostalgie

Île   de   mes   vacance

D’mes belles années

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De tous les côtés

Tout au centre de l’Île

Un dernier regard

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Au fil des saisons

Face aux chutes Montmorency

L’Île d’Orléans

Quel bon souvenir

Ce légendaire château

De cette île d’If

Photo : La Méditerranée (moi et le château d’If)
(photo sur carte postale)

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Île flottante

Une île aux framboises

Délicieux dessert

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… et d’ABC …

île d’Orléans

et sa Sainte Pétronille

beau souvenir

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Bon vendredi,

Colette

Les défis de la Plume d’Evy, thème : Goûters d’autrefois

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LA PLUME D’EVY

Défi N°266

Cette semaine du 17/05/20 au 24/05/20

C’est : Goûters d’autrefois

Avec les mots :

Armoire, bocaux, fruit, couleur, goût,

doucement, évoque, simple, chemin, incomparable.

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Douce nostalgie

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Qu’il fait bon, d’évoquer ces goûters d’autrefois tout à fait incomparables avec ceux d’aujourd’hui. L’atmosphère y était si simple et conviviale. Quelle douce nostalgie ! Seulement à y penser, les odeurs, les goûts refont surface. Je me revois très bien, à l’âge de cinq ans, en compagnie de mon cousin, tous deux accroupis de chaque côté d’une chaise de la table de la cuisine, en train de déguster une pointe de tarte au citron ; ce qu’elle était délicieuse ! Puis, quelques années plus tard, avec mon p’tit frère, montés sur la cabane du jardin, manger directement des arbres, ces fruits succulents que sont les cerises et les prunes. Aussi, tout doucement, emprunter le petit chemin tracé au fil du temps pour y cueillir des bleuets. À l’heure de la récréation de 14 h 15 (l’école étant toute proche de la maison) courir chez nous à toute vitesse, avec quelques compagnes, y chercher des pommes dans la cave et retourner dans la cour au même rythme. Elles étaient bien meilleures que si je les avais apportées le midi. L’hiver, c’était un tout autre cérémonial. Dans l’armoire de la cuisine, trônait différents bonbons de toutes couleurs et d’essences variées que maman nous offrait quelques-uns à la fois. Et, que dire de tous ces bocaux de confiture prêts à tartiner ! Miam ! Miam ! Le summum était dans la cuisine d’été, fermée par les temps froids où se trouvaient entre autres de bons gros beignes que nous mettions chauffer au fourneau du poêle ! Nous n’en demandions pas plus car, nous étions comblés ! Qu’il fait bon, oui, d’évoquer ces moments !

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Bonne fin de semaine,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Tristesse

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LADY MARIANNE

Tristesse, thème proposé par :

Violette Dame Mauve

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La maison solitaire

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Nérée Beauchemin (1850-1931)

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Seule, en un coin de terre où plane la tristesse
Et le mélancolique et vague ennui des soirs,
La vieille maison blanche, aux grands contrevents noirs,
Pleure-t-elle ses gens, son hôte, son hôtesse ?

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Avec sa porte close et ses carreaux en deuil
Qui ne semblent, au loin, qu’un vaporeux décalque,
La maison blanche et noire a l’air d’un catafalque
Érigé sur le vide et la nuit d’un cercueil.

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À la croix des pignons tachés d’ocre et de suie,
Comme un crêpe fané, la mousse vole au vent,
Et l’on dirait, parfois, qu’il tombe de l’auvent
Une neige de cendre et des larmes de pluie.

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Trois générations ont peiné dans ce lieu :
Trois générations de laboureurs de terre
Ont vécu longuement le rêve solitaire,
Qui commence à l’autel et finit devant Dieu.

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Tout semble mort… Soudain, la vitre qui brasille
S’ouvre, et, tel qu’au matin, brille un coquelicot,
Une face vermeille apparaît, et l’écho
Éparpille un fredon d’enfant qui s’égosille.

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Rouge d’orgueil, le fier petit gars d’habitant,
Que le ber ancestral a couvé dans la paille,
Du jeu d’un gosier d’or, éblouit la marmaille
Et fait taire le merle et le coq éclatant.

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Et la vieille maison, tant de fois attristée
Par le glas et l’adieu des funèbres convois,
Reprend jeunesse et vie au seul son de la voix
Qui conjure l’ennui, dont son âme est hantée.

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Le vieil âge n’est plus. Voici le jeune temps :
L’aurore entre malgré la fenêtre morose ;
La chambre se plafonne et se meuble de rose ;
La maison recommence à vivre ses vingt ans.

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Et le chef du travail, dehors à coeur d’année,
Bénit l’horizon clair et le soleil levant,
Le nuage et l’oiseau, la rosée et le vent,
Qui lui promettent tous une belle journée.

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Nérée Beauchemin

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CatégoriesNérée BeaucheminNostalgieSolitude

 

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Bon mardi !

Colette

colette_chouinard@hotmail.com

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