Mardi poésie chez Lady Marianne : Bohémiens

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LADY MARIANNE

BOHÉMIENSGITANSMANOUCHES, thème proposé

par Zaza Rambette.

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Albert GLATIGNY
1839 – 1873

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Les bohémiens

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À Gustave de Coutouly.

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Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens ?

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Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

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Le pas grave, le front courbé,
A travers la grande nature
Allez, ô voix de l’Aventure !
Votre diadème est tombé !

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Pour vous, jusqu’à la source claire
Que Juillet tarira demain,
Jusqu’à la mousse du chemin,
Tout se montre plein de colère.

.

On ne voit plus sur les coteaux,
Au milieu des vignes fleuries,
Se dérouler les draperies
Lumineuses de vos manteaux !

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L’ennui profond, l’ennui sans bornes,
Vous guide, ô mes frères errants !
Et les cieux les plus transparents
Semblent sur vous devenir mornes.

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Quelquefois, par les tendres soirs,
Lorsque la nuit paisible tombe,
Vous voyez sortir de la tombe
Les spectres vains de vos espoirs.

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Et la Bohème poétique,
Par qui nous nous émerveillons,
Avec ses radieux haillons
Surgit, vivante et fantastique.

.

Et, dans un rapide galop,
Vous voyez tournoyer la ronde
Du peuple noblement immonde
Que nous légua le grand Callot.

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Ainsi, dans ma noire tristesse,
Je revois, joyeux et charmants,
Passer tous les enivrements
De qui mon âme fut l’hôtesse ;

.

Les poèmes inachevés,
Les chansons aux rimes hautaines,
Les haltes au bord des fontaines,
Les chants et les bonheurs rêvés ;

.

Tout prend une voix et m’invite
A recommencer le chemin,
Tout me paraît tendre la main…
Mais la vision passe vite.

.

Et, par les temps mauvais ou bons,
Je reprends, sans nulle pensée,
Ma route, la tête baissée,
Pareil à mes chers vagabonds !

~

Bon mardi mes ami(e)s,

Colette

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Les défis écriture de Ghislaine, N°77

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PAR ICI

N°77

Avec les mots :

Déballage, délicatesse, désordre, danse,

femmes, fête, faute, follement.

Ou la phrase :

« Juste avant son départ »

~

« Juste avant son départ », immédiatement après la danse en ligne, embourbée dans le désordre du déballage des cadeaux de la fête de l’association ; l’une des femmes bénévoles, follement heureuse, découvre à travers tout ce fouillis, la montre de Diane ; dont c’est l’anniversaire dans quelques jours à peine. Sans faute, il faut agir vite. Avec tous les tours qu’elle nous joue, ne laissons pas filer l’occasion. De connivence avec les autres, sur la promesse de garder le secret jusque-là, tout en délicatesse, elle procède à l’emballage. Toutes rient de bon cœur en imaginant la surprise de leur amie, lorsqu’elle ouvrira ce cadeau supplémentaire, le jour dit de son anniversaire.

~

Amicalement,

Colette

Pour ce lundi 5 novembre : Vernissage

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ICI

Défi N°211

À la barre :

LA CACHETTE À JOSETTE

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Photo proposée par Josette elle-même

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Photo proposée par Josette elle-même

Cette semaine :

Nous recevons une invitation à un vernissage, avec un ami. Ravie ou outrée, nous partageons nos impressions devant les premières œuvres exposées … et mieux si nous insérons 2 expressions contenant le nom d’un animal.

– Bonsoir Octave, te voilà enfin ! Je croyais que tu avais oublié que c’était un 5 à 7, ce vernissage. Nous avons juste le temps de nous y rendre !

– Je sais, j’avance comme un escargot mais, je n’arrive jamais ou rarement en retard, à ce que je sache ! De toute façon, nous arriverons entre ces deux heures et, c’est bien ainsi. Et puis, si les discours sont passés, tant mieux pour nous !

– Tu ne changeras jamais, toi !

Une fois sur place :

– Bon, super, on a de la place à se mettre les pieds. J’aurais cru qu’on allait être serrés comme des sardines là-dedans !

– Voyons donc, il n’y qu’un artiste qui expose ses œuvres, cela a pas mal moins d’impact qu’une exposition collective.

– Sors ta carte d’invitation, ma chère ! J’espère que tu l’as par devers toi ; qu’elle n’est pas restée sur la table de la cuisine !

– Tout de même, pour qui me prends-tu ! Suis-moi, commençons par regarder ses œuvres, c’est légitime non !

– Si tu le dis ! Ça commence bien : As-tu vu ces personnages aux mollets de coq !

– Pas si fort, on pourrait t’entendre ! Prends le temps de lire la documentation. Je suis certaine que tu comprendras davantage après. En tout cas, moi, je trouve cela original, bien présenté et vivant, si tu veux savoir !

– On sait bien, toi …

– Sois poli, il vient vers nous !

– Bonjour monsieur, je trouve cela un peu surprenant, ce que vous faites mais, ma compagne est plus experte que moi et, elle à la patience de me guider. À travers ses commentaires avisés, je vous félicite.

– Bravo Octave, tu remontes dans mon estime, là !

… et, ainsi se poursuit la visite…

– Allons prendre un petit verre. Puis, nous repartirons après avoir laissé une appréciation au livre des commentaires.

– Mais ! …

– Ne t’inquiète pas, j’écris le mot et nous signons tous les deux ! Ça te va !

– Tout à fait, oui.

Bonne semaine à toutes et tous !

Colette

Les défis de la Plume d’Evy, thème : La vie

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LA PLUME D’EVY

N°185

~

Si forte elle est, la vie. Même si parfois, pour une raison ou pour une autre, nous n’y croyons plus, elle finit toujours par éclater. La vie est une école prestigieuse ; laissons-nous porter par elle. Il y aura toujours une petite étincelle, une petite braise qui la fera jaillir là où on ne l’attendait plus. Soyons alors des pousses porteuses de ce flambeau magnifique qu’est la vie car, vivre, c’est changer le temps en expérience : le passé en témoigne. Une boîte oubliée au grenier, des lettres jaunies porteuse de vie, écrites et reçues à différentes époques par nous ou par ceux qui nous ont précédés : surprises de la vie !

C’est elle, elle-même, la vie, qui nous façonne, là où nous sommes, par les gens mis sur notre route à différentes étapes de notre parcours. Nous devons apprendre à vivre avec ce qu’elle nous offre en nous centrant sur elle.

La vie est rythme, combat, privilège. La vie est temps, énergie, enchantement. La vie est compassion, joie, sourire. La vie est amour, pardon, tendresse.

Qui ne peine pas à un moment ou l’autre sous le poids du travail, d’une rupture, d’un échec, d’une obligation, d’une incompréhension ou d’une épreuve ?

« Notre vie est comme le parcours du soleil même aux moments les plus sombres, il y a la promesse de la lumière ». Soleil levant, espoir de chacune de nos journées, qui nous fait vivre et renaître en nous enivrant de sa beauté. Soleil couchant, de ses belles couleurs, de ses aspects saisonniers !

Si belle est la vie, si nous la regardons avec émerveillement, face à ce qui nous arrive. Même nos moments de fragilité sont occasion de naître et de renaître. Ne les laissons pas filer sans nous en apercevoir.

La vie : Je l’aime !

~

Bonne fin de semaine,

Colette

Chez Lenaïg, thème : La Toussaint

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C’EST ICI

~

Hommes, femmes, jeunes et vieux

La   voie   de   la   sainteté

Ensemble chez l’bon Dieu

~

Communion des saints

Plus de larmes et plus de deuils

Ensemble heureux

~

Foule innombrable

Diamant aux mille facettes

Aux reflets du Christ

~

…et d’ABC :

Quelques larmes sur terre

bonheur éternel au ciel

espérance chevillée au corps

~

Bon vendredi

et

bon mois de novembre

à

chacune et chacun,

Colette

Pour ce jeudi 1er novembre : La porte

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ICI

N°211

À la barre :

LA CACHETTE À JOSETTE

 

La Porte…

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Elie Ayache

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Entrée ou sortie ? Bienvenue ou au revoir ?
Ouverte le jour mais fermée le soir
Au seuil ou sur le pas, l’œil pour décider…
Le sort est scellé d’un tour de poignée

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Très souvent toutes se ressemblent
Celles qui séparent comme celles qui rassemblent
Battante ou dérobée, en métal ou bois dur
Fermée sur le passé ouverte sur le futur

.

Frappez et on vous ouvrira dit le Prêcheur
Sonnez deux fois précisent-on au Facteur
NE PAS DERANGER ! Demande le client de la 17
ATTENTION AU CHIEN ! Prévient la petite affichette

.

Parfois l’oreille s’y colle pour percer le secret
D’un chuchotement que l’on voulait discret
Un petit mot glissé par le dessous
Rappelle à l’absent un prochain rendez-vous

.

Peu importe ce que la rumeur colporte
Le vent de mon indifférence l’emporte
Seuls l’amour et l’amitié m’apportent
Le désir irrépressible de leur ouvrir ma porte.

.

La Porte…

.

Elie Ayache

Bon jeudi

à

toutes et tous,

Colette

 

Grigol

ICI

Grigol mange des croquignoles.

Raisonnable, porté au partage ;

Il est vraiment croquignolet.

Grigol, écrivain, prince,  homme politique,

Où joueur de rugby ;

Leur prénom : est une forme géorgienne de Grégory.

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Madame JB, Grigol arrive à la cour avec une pleine boîte de ses petits biscuits, légers et croquants. Il en aura pour toute la cour. Chut ! Pour vous, il en cache toute une boîte dans son sac à dos.

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Bon mercredi mes ami(e)s,

Colette

Mardi poésie chez Lady Marianne : Le temps qui passe – souvenirs

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LADY MARIANNE

LE TEMPS QUI PASSE – SOUVENIRS, thème proposé

par Mamykool

~

Titre : Le souvenir et l’espérance.

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Poète : Henri Durand (1818-1842)

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Recueil : Poésies complètes (1858).

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Sous le rapide vol du temps,
Déjà le cercle de l’année
Va se fermer dans peu d’instants !
Bientôt sa sœur nouvelle est née !
Devant nous s’ouvre l’avenir ;
Derrière, le passé, l’enfance ;
D’un côté c’est le souvenir,
Et de l’autre c’est l’espérance.

.

Les jours mauvais, les heureux jours,
Ceux qui s’en vont et ceux qui viennent,
Passent en se suivant toujours,
Et par la main toujours se tiennent ;
On veut en vain les retenir ;
Et le temps, pendant qu’il s’avance,
Laisse d’hier un souvenir,
Pour demain donne une espérance.

.

Le bonheur semble se cacher
En brillant de couleurs plus belles ;
Nous languissons à le chercher,
Car pour nous fuir il a des ailes ;
Même quand on croit le tenir,
Que pour le saisir on s’élance,
Ce n’est déjà qu’un souvenir,
Ou qu’une lointaine espérance.

.

Douces images des beaux jours,
Joyeux désirs de la jeunesse,
Soupirs des premières amours,
Rêves si doux de la tendresse,
Pureté qui savait s’unir
Aux ardeurs de l’adolescence
Hélas ! ce n’est qu’un souvenir ;
Vous n’êtes plus de l’espérance.

.

Il nous reste les nœuds du cœur,
La gloire, ardente rêverie,
Dans la famille le bonheur,
Et vers Dieu la part de Marie.
Oh ! prions-le de nous bénir,
Et marchons avec confiance !
Si nous avons beau souvenir,
Plus belle encore est l’espérance.

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Henri Durand.

~

Bon mardi mes ami(e)s !

Colette

Les défis écriture de Ghislaine N°76

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PAR ICI

N°76

Elle nous propose 2 choix.

Les mots :

Masqué, rigueur, armée, mensonge, nocturne,

éphémère, récolte, esprits.

ou la phrase :

« La crème du gratin était là … »

~

Très tôt, ce dimanche matin (5h30), toute « la crème du gratin » de l’armée nocturne « était là », au beau milieu du corridor de nos chambres et ce n’est pas un mensonge. Trois d’entre nous, récolte possible de neuf membres, discutions à savoir si l’alarme de feu qui sonnait à tout rompre était vraiment une vraie alerte. N’étions pas masquées  car, le costume que nous portions à cette heure plus que matinale était suffisant vous pouvez facilement me croire. Par-dessus, ce vêtement, moi, prudente comme je suis, j’avais enfilé mon manteau et mis des souliers chauds ; de rigueur, car je me disais s’il faut sortir dehors, ce sera plus confortable. Brillantes comme nous le sommes, les esprits éveillés, excusez là, c’est vrai que le vent était de la partie et si fort en plus, l’une de nous a fait le numéro central afin de savoir à quoi nous devions nous en tenir. Heureusement, ce ne fut qu’une crainte  éphémère, due aux manques successifs de l’électricité, occasionnés par les soubresauts de la température. Alors, pas mal plus de peur que de mal !

~

Bonne semaine

à

toutes et tous !

Colette

Les défis de la Plume d’Evy, thème : Rien ne s’arrête, rien n’est fini

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LA PLUME D’EVY

N°184

~

Chaque matin, devant ma fenêtre,

j’écoute mon cœur.

Réfléchissant à ce que seront ces heures :

Toute reconnaissante, j’accueille ce cadeau

qui m’est offert si bonnement,

quel qu’en soit les soucis du temps.

Tout ne sera pas parfait

ça, je le sais aussi.

Mais qu’importe que j’me dis :

Je ferai mon possible car,

à l’impossible, nul n’est tenu.

Un simple regard vers le soleil levant,

me donne un plein d’énergie.

Je goûte ce moment présent,

m’imprégnant de cette belle vie.

Puis parcourant le temps

de ces heures qui fuient,

je combats toutes peurs, tous soucis,

de ce contentement reçu,

j’entre pleinement dans le cercle car,

rien ne s’arrête, rien n’est fini.

Quand vient le soir et file la nuit,

Un autre matin me sourit.

~

Tout bonnement,

Colette

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