Pour ce lundi 12 octobre : N°240

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À la barre :

 Martine (Quai des rimes

Ah ! Quelle nuit ! Je sens continuellement le haut de mon drap sous mon nez ; agaçant à la longue ! Je me rendors et, aussitôt, c’est la même histoire. Que c’est désagréable sapristi !

Je décide de me lever mais, sans ouvrir la lumière. Pas moyen d’entrer les pieds dans mes pantoufles. Pas grave, que j’me dis, nu pieds, ça fera l’affaire.

Oh ! La ! La ! Je vous dis ça mais je n’en dirai pas plus.

Qu’est-ce qui m’arrive ! Voyons donc, ce n’est pas possible !!! C’est du jamais vu ça ! En tout cas, sur moi !!!

Je vais au mois faire ma toilette mais, après, il faut que je descende pour le déjeuner et ensuite que j’aille au bureau ! Quelle affaire ! Serais-je encore en train de rêver, qui sait !!! Je me pince … là, je sursaute ; je ne reconnais pas la texture de mes bras …

Oh ! La ! La ! Je vous dis ça mais je n’en dirai pas plus.

Bon maintenant, il faut que je m’habille. Un pantalon, bien entendu. Je choisis le plus adapté à la situation et un chemisier assez long et large. Bon, ça, ça peut aller. Les chaussures : je choisis mes sandales noires sans talons. Je descends, enfin.

Arrivée à l’étage de la porte centrale, même si j’ai fait très discrètement, j’entends la standardiste : Monsieur par ici, s’il vous plaît. Je remplis alors la fiche en prenant bien soin de signer Colin … je l’entends : êtes-vous parent avec Colette … non, que lui dis. Je remplace un employé à l’entretien ! Elle prend ma température, je me lave les mains comme à l’arrivée et je descends par l’escalier le plus proche. Je file vers la cafétéria. Ça non plus, ce n’est pas gagné !!! Comme j’ai mon masque, ça passe mieux. Je me sers du côté où j’ai le dos à l’assemblée. Une fois rendue au bout, je file dans un parloir pas bien loin de là, espérant aucune rencontre de personne. Ce qui se fait ! Ouf !!! Je retourne ma vaisselle sale à l’endroit indiqué sans difficulté non plus.

Là, sauvée pas mal par la situation, c’est le jour de l’Action de grâces et c’est congé férié ; super. Je m’enferme donc dans mon bureau me disant que pour les deux autres repas, j’attendrai vers la fin, c’est-à-dire le plus tard possible de manière à ce qu’il y ait moins de monde.

Pour la toilette, pas de problèmes j’en ai une au bureau. Si quelqu’une a des lettres à poster pour le lendemain, tout s’accrochera à la pince de ma porte et je cueillerai le tout délicatement tout en essayant de ne pas me faire voir. Pour le téléphone, je peux répondre mais, que j’me dis, si l’on me demande si je peux les recevoir alors là, je dirai que je dois quitter à l’instant parce que quelqu’une a besoin d’aide à telle ou telle endroit !

Mais, ce que j’ai hâte que sonne 17 heures !!!

Pour la soirée, facile, je m’enfermerai dans ma chambre.

Pour ce lundi 12 octobre_N°240

Enfin minuit, je me retrouve comme avant ! Quel bonheur ! Que je me sens bien !!! J’apprécie me voir dans le miroir ainsi libérée. Je ne vous le cache pas, je prends une photo mais, vous ne la verrez pas ! Ce que ça peut être long, 24 heures parfois ! Je suis si bien, dans ma peau !

Bon lundi,

Colette

Martine nous demandait : imaginez-vous 24 heures dans la peau d’une personne du sexe opposé, racontez moi votre journée et votre nuit.

colette_chouinard@hotmail.com

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