Pour ce lundi 28 septembre : Quand la fée électricité prend congé

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À le barre :

JEANNE FADOSI

Elle nous invite à écrire un petit texte en prose ou en vers portant sur un moment (passé, présent, à venir, réel ou imaginaire) particulier (joyeux, saugrenu, étrange, stressant, agréable …) dans lequel l’électricité (ou son absence) y a joué un rôle important.

Mots imposés à inclure :

(ambre, ampoule, appareil).

Quand la fée électricité prend congé

.

Bien oui, elle y a droit car, si sollicité de toutes parts ; la pauvre !

Alors, voici ma petite histoire d’un passé pas trop éloigné mais, de l’année dernière, plus précisément le premier du mois de novembre. Plusieurs se souviennent certainement de ma chute du grand escabeau. Ouille ! Rien de cassé mais, que cela a fait bobo longtemps !

Toujours est-il, faut croire que ce n’était pas suffisant pour remplir cette journée. Voilà que sans m’en avertir, la bonne petite fée me quitte en début de soirée pour en revenir seulement le lendemain midi.

Quant à ne rien faire de valable, je décide d’aller prendre ma douche. Mais, la pièce est sans fenêtre alors, vous voyez comme j’y vois ! Une chance brille légèrement le grand miroir. Je me dis, comme cela, je vais attendre jusqu’à ce que mes yeux s’y fassent. Voilà qui est fait ! Petit à petit, je distingue la douche ; je m’y aventure en prenant toutes les précautions voulues car souvenez-vous, je ne suis pas en parfaite condition. À ma grande satisfaction, tout s’est bien passé. Je regagne alors ma chambre. À tâtons, de mon armoire, située au-dessus de ma table de chevet, j’y saisis ma petite lampe de poche dont l’ampoule est si petite ; cette couleur ambre ne m’éclaire guère. Tout de même, je m’en accommode. Mon pied droit me fait mal encore plus que tout mon côté gauche. Je me rends alors dans ma toute petite salle d’eau attenante à ma chambre, pour en sortir mon bassin blanc de l’armoire, sous mon évier. Je fais couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit assez chaude, de manière à m’y faire tremper les pieds ; façon de soigner mon pied droit. Mais là, je n’ai que deux mains et ma toute petite lampe ne suit pas. Tant bien que mal, ayant bien pris soin d’apporter une grande serviette sur l’épaule, afin de pourvoir m’essuyer les pieds, je dépose le bassin devant mon fauteuil. Réussi, sans une goutte d’eau par terre autant pour l’activité que pour vider le bassin dans la toilette où était demeurée ma petite lampe de poche.

Pas question de me mettre immédiatement au lit, voyons. Moi, qui n’ai pas tellement de temps pour lire, une idée s’allume dans ma tête. J’ouvre la porte de ma chambre, tire tant bien que mal, mon fauteuil un peu dans le corridor et, ce à quoi vous ne vous attendiez sûrement pas : c’est un clin d’œil de la bonne fée électricité car là, c’est branché sur la génératrice ; appareil si utile, en pareils cas ; n’est-ce pas ! Alors j’ai pu m’installer tout sourire en saluant la bonne fée électricité qui est oui, vraiment, de tout secours !

~

Bonne semaine

à

toutes et tous,

Colette

colette_chouinard@hotmail.com

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