Pour ce jeudi 4 avril : Un poème relatif aux arbres

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À la barre :

DURGALOLA

Titre : L’érable

Poète : Nérée Beauchemin (1850-1931)

Recueil : Patrie intime (1928).

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L’érable au torse dur et fort,
Ébrèche le fer qui l’assaille,
Et, malgré mainte et mainte entaille,
Résiste aux plus grands coups du Nord.

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L’hiver, dont le cours s’éternise,
De givre et de neige a tissé
Le linceul de l’arbre glacé.
L’érable est mort ! hurle la bise.

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L’érable est mort ! clame au soleil
Le chêne orgueilleux qui s’élance.
L’érable prépare en silence
Le triomphe de son réveil.

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Sous le velours âpre des mousses
La blessure ancienne a guéri,
Et la sève d’un tronc meurtri
Éclate en glorieuses pousses.

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Des profondeurs d’un riche fond,
L’arbre pousse ; il semble qu’il veuille
Magnifier, de feuille en feuille,
Le miracle d’un coeur fécond.

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Il n’a fallu qu’une heure chaude
Pour que soudain, l’on vît fleurir,
Sur les bourgeons, lents à s’ouvrir,
La pourpre, l’or et l’émeraude.

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L’érable vit ! chante en son vol
Tout le choeur des forêts en fête :
L’érable, de la souche au faîte
Frémit au chant du rossignol.

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Contre la bise et l’avalanche,
Le roi majestueux des bois
A pris, et reprendra cent fois,
Sa victorieuse revanche.

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L’érable symbolise bien
La surnaturelle endurance
De cette âpre race de France
Qui pousse en plein sol canadien :

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Robuste et féconde nourrice
Dont le flanc, tant de fois blessé,
Des rudes coups d’un fier passé
Porte l’illustre cicatrice.

Nérée Beauchemin.

Bon jeudi,

Colette

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Les défis écriture de Ghislaine, N°91

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GHISLAINE

Avec les mots :

Possible, position, mouvement, montrer,

code, couleur, confisquer, résigné (adjectif).

Où sur le thème de « Espoir »

~

Même s’il a tendance à rester sur ses positions, Lizon n’est pas prête à tout confisquer de ce temps vécu ensemble. Dans un mouvement de confiance, par ses mots aux couleurs de l’amour, elle souhaite lui monter sa bonne volonté mais, dans un abandon résigné, tout de même. Tout est encore possible, se dit-elle ! Elle trace avec soin son adresse sur l’enveloppe, ajoute son code postal et colle un petit cœur rouge à l’endos de sa lettre qu’elle porte en toute assurance au bureau de poste. La lettre affranchie, sur le chemin du retour, elle fredonne la chanson « Rien n’est jamais fini » …

Amitiés,

Colette

 

colette_chouinard@hotmail.com

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