Pour ce lundi 19 novembre : Street Art

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Défi N°212

À la barre :

LENAÏG

Pour le défi de ce lundi, Hélène nous propose deux photos de Street Art ou Art de la rue dont, nous pouvons disposer à notre guise ou, d’en choisir une autre ou, ne pas mettre d’image du tout. Le défi consiste à écrire une petite histoire en y incluant au moins l’une des propositions suivantes :

  • un regard bizarre,

  • les murs ont de grandes oreilles,

  • la chance me sourit.

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Photo : Lenaïg

 – Hé, toi la passante !

 – Qui me parle, je ne vois personne !

 – Ici, juste à ta droite ; c’est moi, Mistigris. Il faut que je te raconte quelque chose d’important. Ne pars pas, je t’en supplie ! Il faut absolument que je me confie à quelqu’un. Tu me vois, figé là, dans ce mur. J’ai perdu toute liberté. Je ne puis même plus attraper la moindre petite souris qui descend du parc derrière moi. Je suis si triste. Avant, j’étais le gentil minou d’un petit garçon. Tout allait bien, j’étais nourri comme un roi et j’avais un magnifique petit panier tout doux où, je dormais paisiblement une bonne partie de la journée car le petit garçon fréquentait l’école à deux pas d’ici. Un jour, son père, revenu plus tôt à la maison, m’amena dans ce parc en question et il m’abandonna sans rien me dire. Je me suis couché à l’ombre sous un arbre et je m’endormis espérant son retour pour bientôt. Il n’est pas revenu. J’avais peur, il faisait sombre. Oui, je sais, tu vas me dire que moi, je vois dans le noir mais, j’étais si désemparé et, j’avais si peur. C’est pour cela, que j’ai un regard bizarre. Je pris alors la rue la plus proche à droite, à gauche, je ne savais plus. Au moment de mon hésitation, une automobile me faucha. Pendant ce temps, à ma maison, le petit garçon ne me trouvant plus à mon poste habituel pleurait à chaudes larmes. Son père ne prit même pas la peine de lui expliquer ce qui en était. Il lui a tout simplement ordonné d’arrêter de pleurnicher en ajoutant : ce n’est qu’un simple chat ! J’ai encore de la difficulté à me remémorer cette phrase. Le petit garçon devenu adolescent toujours plein de rancœur envers son papa, est venu me peindre ici me donnant comme mimique l’allure que tu vois actuellement. Les murs ont de grandes oreilles se dit-il ! Oui, je l’ai entendu. Il a ajouté : les gens verront qu’au mois ce mur se souvient ! Tu dois trouver que j’ai un air surpris et déçu ; c’est ce qu’il était, lorsqu’il a constaté mon absence. Maintenant, qu’il est grand, je puis tout raconter. Alors, aujourd’hui, la chance me sourit gentille dame car, tu m’as écouté jusqu’au bout. Je te demande une faveur. S’il te plaît, publie notre histoire, au grand public ! Est-ce trop te demander ?

– Pas du tout, justement, j’ai un défi à relever pour les Croqueurs de mots, je le fais ce jour même. Je reviendrai te voir de temps en temps, espérant un jour, croiser l’auteur de ton portrait. À bientôt Mistigris !

Bonne semaine,

Colette

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colette_chouinard@hotmail.com

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