Les défis de la Plume d’Evy, thème : Au chant du coq

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LA PLUME D’EVY

N°180

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Aube épaisse

Au réveil le chant du coq

Aube toute fraîche

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Mets-y tout ton temps

Le courage vient en chantant

Ton coeur à l’ouvrage

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Serpes et paniers

Raisin vermeil le plus beau

Vin de l’amitié

Bonne semaine,

Colette

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Détesté / Aimé

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PAR ICI

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 29 septembre), Renée nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

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😀 Dès le premier jour, repas chez une amie et breuvage chez une autre. De bons et agréables moments, tout ce qu’il faut pour bien commencer le mois.

😀 Le huit, sortie dîner restaurant en compagnie de deux amies. Bien agréables moments également, bien entendu.

😀 Le seize, presqu’incroyable : je me suis baignée à la piscine. Pas chaud, mais tout de même potable puisque j’y suis restée à nager un bon gros 45 minutes.

😦  Ce même jour, décès d’une de nos compagnes connue depuis le temps où j’étais au secondaire dans mon village natal.

😀 Petit fait intéressant : elle aimait courir dans la grande salle et moi de même. Un jour, nous nous sommes frappées et elle, de me dire : Je ne le dirai pas et moi d’ajouter moi non plus … je comprends elle était enseignante chez les petits et moi élève au secondaire.

😀 Les 25 et 26, j’ai donné un peu de mon temps au marché aux puces au soubassement de notre maison, lequel se termine ce samedi 29, fin d’avant-midi.

😀 J’ai lu le volume Lady Cartier, du même auteur que le mois dernier : Micheline Lachance.  ICI

C’est l’histoire d’une passion. Je cite le dos du volume :

« Au cœur des années post-rébellion, alors que se joue le sort du Canada, Hortense Fabre, dite Lady Cartier, et son mari, le premier ministre Sir Georges-Étienne Cartier, traversent une période houleuse. Si ce dernier reste profondément attaché à la Couronne britannique, Lady Cartier éprouve pour sa part des sentiments patriotiques. Georges-Étienne Cartier, se sentant plus appuyé par la cousine de sa femme, Luce Cuvillier, n’hésite pas à entretenir une relation extraconjugale avec elle. Cette liaison, étalée au grand jour, couvre de honte Hortense et ses filles et engendre une rivalité malsaine entre l’épouse et la maîtresse. D’un côté, il y a la femme aux valeurs familiales profondes et la sensibilité à fleur de peau et, de l’autre, la femme d’affaires indépendante et émancipée qui conseille son amant sur ses engagements politiques. Un triangle amoureux qui déshonorera Lady Cartier et marquera sa vie à tout jamais … »

😀 Et, encore un petit reste de fleurs au jardin :

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Il reste encore samedi et dimanche pour terminer ce mois.

Bonne fin de semaine,

Colette

Les défis écriture de Ghislaine N°72

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PAR ICI

Avec au moins 5 mots contenant ERS

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Du revers de la main, Agathe soulève le rideau du salon, afin de vérifier si l’averse prévue en ce jour est en cours. Ah ! Se dit-elle, cela risque de persister une bonne partie de la journée. Son chat persan aux talons, elle se verse une bonne tasse de café bien chaud qu’elle accompagne d’un petit carré de chocolat noir. Quelques minutes plus tard, se sentant toute revigorée, elle s’avance vers la porte d’entrée et, aperçoit une dame d’un âge certain qui traverse la rue en travers, se dirigeant droit vers sa maison. Elle quitte son poste. Quelle idée, se dit-elle de se promener sur la rue par un temps pareil ! On sonne à la porte ! Pour diverses raisons connues seulement d’elle-même, décide de ne pas ouvrir. Toujours que, lassée d’entendre la sonnerie, elle finit par s’y rendre. Non, non, madame, vous n’entrez pas le parapluie ouvert !!! L’autre connaissant bien son degré de superstition, s’éclate de rire ! À ce moment précis, elle la reconnaît et s’écrie Adèle, mais, qu’est-ce que tu fais costumée de la sorte, ce n’est pas l’halloween, aujourd’hui !!! Bien non, je sais mais, je voulais te faire rire ! Entre donc, alors, nous allons casser la croûte.

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Amicalement,

Colette

Chez Lenaïg, thème : Nos lieux d’enfance

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C’EST ICI

Plaisirs d’autrefois

Le chemin de la rivière

Pas du souvenir

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Papa moi p’tit frère

Au temps des vacances d’été

La pêche au ruisseau

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Au nord d’la maison

En compagnie d’mon p’tit frère

Cueillette des bleuets

Temps d’l’adolescence

Sur le chemin de l’école

De bons souvenirs

Sous-bois accueillant

Beauté des myosotis

Bocage du couvent

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Bon vendredi

à

toutes et tous !

Colette

 

Pour ce jeudi poésie : L’enfermement

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Défi N°208

ICI

À la barre :

JILL BILL

On dit :  » Triste comme la porte
D’une prison.  »
Et je crois, le diable m’emporte !
Qu’on a raison.

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D’abord, pour ce qui me regarde,
Mon sentiment
Est qu’il vaut mieux monter sa garde,
Décidément.

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Je suis, depuis une semaine,
Dans un cachot,
Et je m’aperçois avec peine
Qu’il fait très chaud.

.

Je vais bouder à la fenêtre,
Tout en fumant ;
Le soleil commence à paraître
Tout doucement.

.

C’est une belle perspective,
De grand matin,
Que des gens qui font la lessive
Dans le lointain.

.

Pour se distraire, si l’on bâille,
On aperçoit
D’abord une longue muraille,
Puis un long toit.

.

Ceux à qui ce séjour tranquille
Est inconnu
Ignorent l’effet d’une tuile
Sur un mur nu.

.

Je n’aurais jamais cru moi-même,
Sans l’avoir vu,
Ce que ce spectacle suprême
A d’imprévu.

.

Pourtant les rayons de l’automne
Jettent encor
Sur ce toit plat et monotone
Un réseau d’or.

.

Et ces cachots n’ont rien de triste,
Il s’en faut bien :
Peintre ou poète, chaque artiste
Y met du sien.

.

De dessins, de caricatures
Ils sont couverts.
Çà et là quelques écritures
Semblent des vers.

.

20 septembre 1843.

Alfred de Musset, « Le mie prigioni » 
(« Mes prisons »), Poésies nouvelles, 1850.

En 1841, s’étant dérobé au service de la Garde nationale, Musset passe plusieurs jours en prison. Cette mésaventure se renouvellera en 1843, puis en 1849.

Bon jeudi

à

chacune et chacun,

Colette

Jeanneton

ICI

Jeanneton montre qu’elle existe,

Tout à fait matérialiste ;

Mais capable de sacrifice.

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Dans sa grande émotivité,

Se referme face à l’adversité ;

D’où son besoin de sécurité.

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Avec le sport sa grande passion,

Et son esprit de compétition ;

Elle comblera sa satisfaction.

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Le prénom Jeanneton signifie

Dieu fait grâce (hébreu)

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Madame JB, j’en suis convaincue,

à la cour,

on l’aimera d’affection.

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Bon mercredi mes ami(e)s !

Colette

 

Mardi poésie chez Lady Marianne : Automne

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LADY MARIANNE

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AUTOMNE, thème proposé par Mamykool

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L’automne

On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne,
C’est une branche tout à coup,
Qui s’effeuille dans votre cou.

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C’est un petit arbre tout rouge,
Un, d’une autre couleur encor,
Et puis partout, ces feuilles d’or
Qui tombent sans que rien ne bouge.

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Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.

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Lucie Delarue-Mardrus

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Lucie Delarue-Mardrus, poétesse, romancière, sculptrice et dessinatrice, journaliste et historienne française est née à Honfleur le 3 novembre 1874 et décédée à Château-Gontier le 26 avril 1945.

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Bon mardi

à

toutes et tous,

Colette

Pour ce lundi 24 septembre, en ce temps de pleine lune, il faut s’attendre à tout

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Défi N°208

C’EST ICI

À la barre :

JILL BILL

Elle nous propose de clamer notre innocence dans une affaire barrée pour nous … eh oui ! Qu’on se défende bec et ongles ; elle compte sur nous toutes et tous.

Avec trois mots en imposé :

« saint-frusquin, échafauder, alcades »

Bon, j’irai dans le fictif et dans l’humour, en ce qui me concerne.

Pour ce lundi 24 septembre _en ce temps de pleine lune_ il faut s'attendre à tout

En ce temps de pleine lune, il faut s’attendre à tout :

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À la cour …

… mais, quel brouhaha dans la salle !

Silence s.v.p. !

Vous dites, madame !

Ai-je bien entendu ?

Vos chaussons !!! …

Vous semblez oublier madame que faisant partie des alcades mandatés pour vous protéger dans des choses importantes que, nous n’avons pas le temps de nous intéresser à votre barda personnel !

Monsieur le juge, barda ou attirail, appelez ça comme bon vous semble ; je m’en fiche comme de l’an quarante. Pour moi, c’est mon saint-frusquin et, j’y tiens mordicus, ne vous en déplaise. Regardez-moi bien dans le blanc des yeux : JE NE PARTIRAI PAS DE LA COUR TANT ET AUSSI LONGTEMPS QUE JE N’AURAI PAS RÉCUPÉRÉ MES CHAUSSONS DE PYJAMA !!! VOUS M’ENTENDEZ !!!

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Hi ! Hi ! Hi ! … de l’assemblée en délire …

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Silence s.v.p. !

La cour est ajournée pour le moment. Madame, allez m’échafauder quelque chose de valable et, nous en reparlerons calmement. De retour dans la salle dans une heure. C’est compris !

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De retour à nouveau …

Hi ! Hi ! Hi ! …

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Silence !!!

Nous vous écoutons madame …

Cher monsieur le juge, vous êtes un homme loyal et juste ; ça se voit dans vos yeux. Voilà : c’est que j’ai jeté à la chute à linge pour le lavage hebdomadaire mes draps et par malheur, mes chaussons avec.

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Qu’est-ce qu’il y a de si répréhensible, dans cela, chère madame ?

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C’est que je devais seulement y jeter mes draps parce que je suis assez autonome pour faire le lavage de mes vêtements moi-même, vous voyez ce que je veux dire !

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Ah ! Pas tant que cela vous savez. On ne vous les a pas remis avec vos draps ? Expliquez-vous davantage.

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Non ! La buandière refuse de me les rendre !!! Je veux à n’importe quel prix les récupérer ! Je gèle des pieds ! Il commence à faire froid ! Je n’arrive pas à dormir. On me dit que je suis enfant. Faites quelque chose pour moi, monsieur le juge ! Je vous en prie !!! Aidez-moi ! Vous êtes mon seul recours ! Je ferai tout ce que vous exigerez …

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C’est suffisant madame, vous venez de me convaincre.

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S’adressant à l’assemblée qui n’avait plus le goût à rire :

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Madame la buandière, présente ou pas, dans cette salle, je vous ordonne de rendre les chaussons à cette personne ici présente et cela, dès ce soir car, votre poste est en jeu.  La séance est levée.

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Merci monsieur le juge ! Vous êtes un bon monsieur !

Bonne semaine et bel automne

à

chacune et chacun !

Colette

 

À vos plumes chez Arlette 2018, N°20

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CHEZ ARLETTE

Avec les mots :

Chouette, clef, entrain, fardeau, manque, demain,

permanent, banal, abattre, presser,

profiter, démoraliser.

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Libérée du fardeau de quelque chose de pas banal du tout mais, de très gros que je devais accomplir, pas à me démoraliser, tout de même car, je ne suis pas le genre à me laisser abattre. C’est permanent chez moi, j’aime profiter de mes journées sans me presser inutilement et accomplir mes tâches avec entrain. Je n’apprécie pas du tout remettre à plus tard et me retrouver en corvée à combler les manques. Chouette, alors, cette semaine, non pas demain mais mardi et mercredi, je prendrai un peu la clef des champs au cours de ces deux journées pour donner un peu de temps au marché aux puces de vide volumes qui se tiendra au soubassement de notre maison. Un petit changement ne fait pas de tord à l’occasion, n’est-ce pas !

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Amicalement,

Colette

Les défis de la plume d’Evy, thème : De l’infime au merveilleux

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LA PLUME D’EVY

N°179

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Les défis de la Plume d'Evy, thème_De l'infime au merveilleux

D’aussi loin que je me souvienne, ce lieu de ma paroisse natale éveille en moi une foule d’émotions qui viennent encore me chercher :

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De ce soir de juin où, j’assistais en compagnie de mes parents à un sermon de la retraite paroissiale, quelques jours précédant la naissance de mon petit frère ; j’avais 3 ans 1/2, que le prêtre dit : « Il a habité parmi nous » que j’avais traduit bien entendu ainsi « Il a habité ma minou ». Me voilà prise d’un fou rire aux éclats incontrôlable, ne comprenant pas le fait alors que Jésus avait habité sur terre dans un chat. Mon père a dû sortir avec moi et revenir à la maison. Je revois comme si c’était hier ma mère à son retour m’expliquer la différence entre « parmi nous » et « par minou » ; ce que je considère comme ma première leçon de français. À l’heure actuelle, à l’âge où j’en suis maintenant, cela vient encore me chercher lorsque j’entends ce parmi nous, quel qu’en soit l’endroit où je me trouve. C’est un bon et doux souvenir pour moi.

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De ma première communion à la messe de minuit, en compagnie de mon père. Ma mère restée à la maison pour terminer des toilettes pour les gens car, elle était couturière. Elle gardait aussi mon petit frère. Elle assisterait à la messe le dimanche matin. Le jour de Noël.

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De ce dimanche du temps des fêtes fin d’après-midi, où ma mère y faisait son chemin de croix avec moi à ses côtés et, que mon petit frère courait de nous à la crèche de Noël, s’exprimant ainsi à haute voix : beaux p’tits chiens (parlant des moutons) ; beau p’tit bébé. Lorsque j’y pénètre en cette période de l’année, tout cela me prend au cœur.

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De ma propre décision, dès l’âge de sept ans, d’assister régulièrement à la messe quotidienne, beau temps mauvais temps. Je quittais alors la maison sur la pointe des pieds sans que mes parents s’en rendent compte ni l’un ni l’autre car, très tôt le matin. Petite coquine, hein. Beau geste de mon père qui venait à ma rencontre les jours de tempête d’hiver avec un traîneau et m’enveloppait dans une couverture chaude. J’adorais ça.

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De notre confirmation, mon frère et moi, la même année car l’évêque passait tous les quatre ans pour ce faire. J’y ai déjà mis cette photo quelquefois, sur ce blog avec mes souvenirs d’avant le départ de la maison vers l’église. (Mon frère qui avait pris la chatte grise dans ses bras sur son bel habit marine).

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De ce soir de mai où mon frère a souhaité venir avec moi au mois de Marie. Partant de la maison avec le conseil de maman nous demandant de faire cela sérieusement. C’est tout frais encore tout au fond de moi. Nous avions fait cela à la perfection ! Foi de Colette !

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Du soir d’un premier vendredi du mois ou mon frère étant venu à la messe du matin avec maman et moi, y retourna  avec ses petits copains de l’école sans nous en parler bien entendu et se présenta à la table de communion et que le prêtre lui dit tout fort et sur un de ces tons « retourne dans ton banc, t’es venu communier ce matin » ça, ça m’fait mal au cœur.

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De ce jour d’hiver, des funérailles de mon grand-père paternel décédé le jour de mon anniversaire.

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De ce jour de printemps, des funérailles de ma grand-mère maternelle. La veille de sa mort, je fus la seule des petits enfants à lui tenir la main. En me couchant ce soir-là, je dis mon acte de contrition à sa place au cas où elle décèderait pendant la nuit. Le matin je revois ma mère près de mon lit m’apprenant son décès au cours de cette nuit-là justement.

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De ce jour du mois d’octobre où j’assistais aux funérailles de mon père. Premier décès de ma famille immédiate. Je sentais comme une corde coupée entre lui et moi.

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De ce jour d’avril, le premier, des funérailles de ma mère qui fut malade durant neuf ans, les deux jambes en moins. Là, ce fut tout autrement. Je la sentis libérée et toute d’un morceau.

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De ce dernier jour d’octobre, des funérailles de mon frère, me laissant la dernière vivante de ma famille immédiate. Ça fait curieux. Je crois qu’il n’y a pas d’âge pour ça.

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Tout cela, fut un bond dans mon passé, de mes états d’âme et de mes émotions, de l’infime au merveilleux.

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Bonne fin de semaine !

Colette

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colette_chouinard@hotmail.com

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