Pour ce lundi 6 novembre : Le cygne déchu

Gourmandise_cs9q9DlRNdeHr1NTv9vpewty4hA@300x251

C’EST ICI

À la barre :

LENAÏG

Sur cette étonnante et magnifique photos d’Eliane, apportons une belle légende, en prose ou en vers.

Une seule contrainte qui joue sur les homonymes cygne et signe : inclure dans notre page l’une des trois citatons suggérées, extraites du Dicocitations du Monde.

Je choisis celle-ci :

Les difficultés commencent : c’est le signe de la réussite.

Le Schpountz (1938) de

Marcel Pagnol.

Pour ce lundi 6 novembre_Le cygne déchu_ob_cc5301_ob-27277f-22447583-756757134527515-107

Le cygne déchu

Le début de cette histoire se passait en Europe dans un étang connu, dans les années soixante. Endroit paradisiaque où vivait paisiblement et heureux d’être eux-mêmes, un couple de cygnes ; les ancêtres d’Alphonse. Cela, du temps également où la nature était mieux considérée enfin, c’est ce qu’on en pensait mais, pas question de ça ici, pour l’instant.

Toujours est-il, que le matin où ce dernier (notre p’tit phonse) quitta l’étang pour la grande route, devant l’air ahuri de ses pairs, lui lançant de ces phrases qui le gonflèrent d’orgueil comme :

– Pourquoi ne pas te fier à la tradition des anciens !

– Pourquoi te questionner inutilement !

– Tous sont heureux, ici, sauf toi, n’est-ce pas là un signe de vérité !

Il y alla donc de sa suffisance en criant :

Habitudes, habitudes, je veux bien mais, pourquoi la vérité serait-elle dans tout cela ! Aujourd’hui, c’est un jour de libération pour moi : je fonce ! Esprits tatillons, restez bien tranquilles dans votre étang.

« Les difficultés commencent : c’est le signe de la réussite. » pensait-il … j’y ferai face et, j’y parviendrai ; foi de cygne ! Il y croyait dur comme fer.

À peine arrivé dans la circulation, il y alla de ses cris aigus, maugréant après tout l’monde.

– Hé! Vous là, ne me roulez pas sur les palmes !

– Les belles devant, faites-moi de l’espace ; j’ai ma place ici, moi !

– Hé ! Le gros, qu’est-ce qui te prend, de barrer ainsi la route !

Les passants y allaient eux, de leurs signes mais, en vain, jusqu’à l’arrivée de deux gendarmes portant une cage dans laquelle on l’enferma … et hop, de retour à son étang, à peine quelques mètres de là, bien malgré lui ; confus et honteux de revenir si vite parmi les siens.

Au fil des jours, on lui apprit à s’accepter et à s’aimer tel qu’il était, un beau cygne élégant et fier. Sous de bien drôles de regards de certains et, avec peine, il reprit peu à peu ses habitudes.

Avec du temps, beaucoup de temps et de la patience, il gagna le cœur de Choupette. Tous deux, ils formèrent un magnifique couple de cygnes, paisible et heureux, faisant l’envie de plusieurs.

Dans quelques décennies, c’est d’eux, que l’on racontera la légende. Ce qu’il en sera  de la nature à ce moment ; qui vivra verra !

 ≅

Bonne semaine mes ami(e)s !

Colette

Publicités

colette_chouinard@hotmail.com

Rejoignez 522 autres abonnés