Les fèves vertes

J’ai reçu cela en courriel, je le partage avec vous :

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GifsAnimés.fr

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Quelle belle leçon de vie !

Les fèves vertes

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J’étais à l’épicerie du coin en train d’acheter des pommes de terre

nouvelles… J’ai remarqué un petit garçon, d’ossature délicate, pauvrement

vêtu, mais propre, regardant avec envie un panier de fèves vertes

fraichement cueillies.

J’avais déjà payé pour mes pommes de terre, mais je me suis arrêté aux fèves

vertes. J’adore la soupe aux fèves et aux patates. Choisissant des fèves, je

ne pus m’empêcher d’entendre la conversation entre Monsieur Miller (le

propriétaire du magasin) et le pauvre garçon qui était à côté de moi.

« Allo Barry, comment vas-tu aujourd’hui ? »

« Allo M. Miller, ça va bien merci, j’étais juste en train d’admirer vos

fèves. Elles ont l’air vraiment très bonnes. »

« Elles sont bonnes Barry. Comment va ta mère ? »

« Bien. Elle n’arrête pas de prendre du mieux. »

« Bien. Puis-je faire quelque chose pour toi ? »

« Non Monsieur, je ne faisais qu’admirer ces fèves. »

« Voudrais-tu en rapporter à la maison ? » demanda M. Miller.

« Non Monsieur, je n’ai rien pour les payer. »

« Et bien, que pourrais-tu me donner en échange de quelques fèves ? »

« Tout ce que j’ai, c’est ma précieuse bille que voici. »

« C’est une vraie ? Laisse-moi la voir. » dit M. Miller

« Voici, elle est de qualité. »

« Oui, je peux voir ça. Humm, la seule chose c’est qu’elle est bleue et

j’en recherche une rouge vif. En as-tu une rouge comme ça chez toi ? »

« Pas rouge vif, mais presque… »

Tu sais quoi, ramènes ce sac de fèves avec toi à la maison et quand tu

repasseras dans le coin, tu me montreras cette bille rouge » lui dit M…

Miller. « Bien sûr M. Miller. Merci. »

Madame Miller, qui était debout juste à côté, est venue pour m’aider… Avec

un sourire, elle a dit « Il y a 2 autres garçons comme lui dans notre

quartier, les trois sont dans des conditions vraiment précaires. Jim adore

marchander avec eux pour des fèves, des pommes, des tomates ou n’importe

quoi d’autre. Lorsqu’ils reviennent avec leurs billes rouges, et ils le font

toujours, Jim décide que finalement il ne veut plus de rouge et les renvoie

chez eux avec un sac d’une autre marchandise en échange d’une bille verte ou

une orange, lorsqu’ils reviendront au magasin. »

J’ai quitté le magasin avec un sourire au cœur, impressionné par cet homme.

Peu de temps après je suis déménagé au Colorado, mais je n’avais jamais

oublié l’histoire de cet homme, les garçons et leurs marchandages de billes.

Plusieurs années passèrent, chacune plus rapidement que les précédentes.

Récemment j’ai eu l’occasion de visiter de vieux amis dans ce quartier de

l’Idaho et pendant que j’y étais, ce M. Miller est décédé.

Il y avait les funérailles ce soir-là et sachant que mes amis désiraient s’y

rendre, je les ai accompagnés. À notre arrivée au salon, nous étions dans

une ligne pour rencontrer les personnes éprouvées et leur offrir nos

sympathies.

Devant nous dans la ligne il y avait trois jeunes hommes. L’un d’eux était

en uniforme d’armée et les deux autres hommes étaient bien coiffé, en habits

noirs et chemises blanches… tous paraissant vraiment bien. Ils

s’approchèrent de Madame Miller, qui était debout calme et souriante à côté

du cercueil de son mari. Chacun des trois jeunes hommes lui fit une caresse,

l’embrassa sur la joue, lui parla brièvement et s’approcha du cercueil.

Ses yeux bleus clairs rougis les suivirent et, un par un, chacun des jeunes

hommes s’arrêta brièvement en mettant leur main tout au-dessus de la main pâle

et froide dans le cercueil. Chacun d’eux sortit maladroitement du salon, en

essuyant leurs yeux.

C’était notre tour de rencontrer Mme Miller. Je lui ai dit qui j’étais et

lui rappela l’histoire d’il y avait longtemps et ce qu’elle m’avait raconté

concernant les marchandages de billes. Avec ses yeux brillants, elle prit ma

main et me conduit au cercueil.

« Ces trois jeunes hommes qui viennent juste de quitter étaient les garçons

dont je vous parlais. Ils viennent tout juste de me dire combien ils avaient

apprécié la façon dont Jim les « marchandait ». Maintenant, finalement,

puisque Jim ne pouvait plus changer d’idée concernant la couleur ou la

grosseur de la bille… ils sont venus payer leur dette. »

« Nous n’avons jamais eu l’occasion de faire fortune dans ce monde » me

confia t’elle « Mais présentement, Jim se serait considéré comme l’homme le

plus riche de l’Idaho. »

Avec tendresse, elle leva les doigts de son mari décédé. En dessous de sa

main se trouvaient trois billes d’un rouge éclatant.

La morale: On ne se souviendra pas de nous par nos paroles, mais par nos

bonnes actions… La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations que

nous prenons, mais par les moments qui font que l’on retient notre

respiration…

Aujourd’hui je vous souhaite une journée remplie de ces petits bonheurs – Du

café frais que vous n’avez pas préparé vous-même… Un coup de téléphone

d’un vieil ami… Des feux verts sur votre chemin pour vous rendre au

travail… La ligne la plus rapide à l’épicerie… Une bonne chanson à la

radio… Vos clés retrouvées à la même place que vous les aviez laissées..

CE N’EST PAS CE QUE TU RÉCOLTES, MAIS CE QUE TU SÈMES QUI DIT QUEL GENRE DE

VIE TU AS VÉCUE.

~

Bon vendredi

à

chacune et chacun,

Colette

colette_chouinard@hotmail.com

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